Archives mensuelles : janvier 2012

[Roumanie]  » PDL-USL, même misère ! « 

Roumanie : 7.000 manifestants appellent à la démission du président

Quelque 7.000 personnes, selon la gendarmerie, ont défilé jeudi à Bucarest à l’appel de l’opposition pour demander la démission du président roumain Traian Basescu, a constaté une journaliste de l’AFP.

Des milliers de personnes manifestent dans les rues de Bucarest pour demander la démission du président Traian Basescu, le 19 janvier 2012.

Par ailleurs, des rassemblements ont eu lieu jeudi soir pour le septième jour consécutif afin de dénoncer pêle-mêle les mesures d’austérité, la « dictature du FMI » et la « corruption » de la classe politique, majorité et opposition confondues.

Dans l’après-midi, des militants et des sympathisants de l’opposition venus de tous les départements du pays, ont défilé près du palais du gouvernement à Bucarest en scandant « A Bas Basescu ! », « Démission ! » ou encore « N’ayez pas peur, Basescu chutera ! ».

« Les gens sont en colère car ils ont perdu leur emploi, on a réduit leur retraite, ils se sont sentis humiliés », a lancé à la foule l’un des deux coprésidents de l’Union sociale-libérale (USL, opposition), Victor Ponta.

« Ce qui nous unit tous, c’est que nous crions +Jos Basescu !+ (A bas Basescu ! ndlr), mais nous devons aller au-delà et proposer des solutions pour ce pays », a-t-il ajouté.

« Basescu nous a appauvris, tandis que son parti démocrate-libéral (PDL) s’est enrichi. Nous devons tous descendre dans la rue pour protester », a déclaré à l’AFP Sorin Mateescu, un fonctionnaire du département d’Ilfov (voisin de Bucarest) âgé de 53 ans.

« Nous sommes ici pour dénoncer la corruption et l’incompétence des gouvernants », a expliqué un diplômé en stomatologie et mathématiques, actuellement au chômage, Victor Rusinaru.

La manifestation de l’opposition était organisée une semaine après le début d’un vaste mouvement de protestation provoqué par la démission forcée du fondateur du service des urgences, Raed Arafat, après un conflit avec M. Basescu sur un projet controversé de réforme de la santé.

Ces rassemblements qui ont lieu tous les soirs dans plusieurs villes du pays depuis sept jours réunissent des manifestants exprimant un mécontentement général à travers des revendications diverses : fin de l’austérité, opposition à un projet controversé de mine d’or, démission du président Basescu, critiques à l’encontre de l’opposition.

Le Premier ministre Emil Boc ainsi que des analystes ont ainsi évoqué des manifestations « contre le système ».

Jeudi soir à Bucarest, environ 1.500 personnes ont bloqué la circulation sur la place de l’Université, haut lieu de la contestation au moment de la chute du régime communiste en 1989.

Outre les « A bas Basescu ! », des manifestants ont scandé des slogans tels que : « PDL (parti au pouvoir), USL (opposition), même misère ! », « PDL-USL, corruption ! ».

« Nous sommes venues manifester car nous en avons marre de l’actuelle classe politique, je devrais même dire caste politique, que ce soit l’opposition ou le pouvoir », a déclaré à l’AFP Maria Alexandru, 27 ans diplômée de la faculté de lettres.

« Ce sont toujours les mêmes gens depuis 22 ans. Il faut un changement de mentalité », a-t-elle ajouté.

AFP, 19 janvier 2012

[Châlons-en Champagne] Toute l’école débraye suite à l’expulsion de deux élèves kosovars

Opération « école morte » pour dénoncer l’expulsion d’enfants kosovars à Châlons-en-Champagne

Les enseignants d’une école de Châlons-en-Champagne (Marne) ont organisé jeudi une opération « école morte » pour dénoncer l’expulsion d’une famille kosovare dont les deux enfants étaient scolarisés dans l’établissement, a-t-on appris auprès du directeur.

« Les enfants, deux jumeaux de 10 ans scolarisés depuis septembre dernier, ont été interpellés mercredi à l’Aube avec leurs parents puis expulsés ce matin vers Pristina », a dit à l’AFP Luc Neuhauser, le directeur de l’école Branly de Châlons-en-Champagne.

Selon lui, l’un des garçons atteint d’une hémiplégie à la suite d’un accident vasculaire devait subir une opération au CHU de Reims au mois de mars pour lui rendre une plus grande mobilité.

La famille qui logeait dans un foyer de demandeurs d’asile était arrivée en France en avril 2011 pour échapper, selon elle, à des menaces d’une mafia locale. Elle faisait l’objet depuis plusieurs semaines d’une « obligation de quitter le territoire français » (OQTF).

« L’équipe d’enseignants a été particulièrement choquée par cette expulsion soudaine et a décidé de ne pas assurer les cours tout en accueillant les élèves », a poursuivi M. Neuhauser.

Une centaine de personnes, professeurs, parents d’élèves et militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) s’était rassemblée jeudi midi devant l’école pour demander le retour de la famille.

« Nous envisageons une poursuite de l’action d’autant que d’autres familles à Châlons-en-Champagne sont concernées par des avis d’expulsion », a précisé l’enseignant.

AFP, 19 janvier 2012

[Poitiers] Une formule gratuite du Monde libertaire 8 pages arrive, en diffusion militante !

Pour toper un exemplaire du nouveau Monde Libertaire gratuit de 8 pages, rendez-vous comme tous les samedis, de 11h à 12H devant le parvis de Notre-Dame à Poitiers. On va commencer avec une centaine et si ça marche, on en demandera plus, alors viendez donc !

Et le ML 24 pages alors ? Rassurez-vous y’en aura aussi, et comme d’habitude à prix libre !

Pour les frileux-euses, y’a toujours moyen de lire en ligne quelques articles de la semaine en cours, et tous ceux des semaines passées, sur le site du Monde Libertaire.

Anarchie vaincra !

Groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86), 19 janvier 2012

Pour expliquer la démarche, rien ne vaut un bon coup de pub du copain mandaté à l’administration du ML ! 🙂

Monde libertaire gratuit numéro 1 du 19 au 25 janvier 2012 : POURQUOI CE JOURNAL ?

Il y a plus d’un an, Presstalis, quasi monopole de la distribution de presse en France, lançait une offensive contre la presse libre. Par une révision drastique des tarifs, elle condamnait les journaux anarchistes et révolutionnaires à l’asphyxie économique. Le Monde libertaire (ML), le plus vieux titre de la presse anarchiste française, et l’un des plus anciens de la presse tout court, ne pouvait pas rester passif. Nous nous sommes d’abord défendus. En augmentant le prix de notre journal, puis en lançant une souscription de soutien, nous nous sommes adressés à vous. Parce que c’est grâce à vous que nous existons. Parce que c’est grâce à votre solidarité active que nos efforts constants ont un sens. Grâce à vous, ce vieux mais solide bateau n’a pas chaviré sous la bordée des vendeurs de papier. Nous ne sommes pas encore tirés d’affaire. Mais la meilleure défense c’est l’attaque. Et nous avons choisi d’attaquer. Lors d’un congrès extraordinaire, la Fédération anarchiste a décidé d’éditer non pas un, mais deux hebdomadaires ! Le premier, c’est celui que vous connaissez peut être : le ML et ses 24 pages, disponible chaque jeudi dans tous les bons kiosques. Le second, c’est celui que vous découvrez : un ML de 8 pages diffusé gratuitement, chaque semaine, par les militants de la Fédération anarchiste ! Le but de cette publication est de faire connaître au plus grand nombre ce qu’est réellement la Fédération anarchiste : un journal, une organisation fédérale, une association d’individus oeuvrant, fraternellement, à la réalisation de notre idéal libertaire : une société débarrassée des maîtres et des dieux ! Chaque semaine, les militants de la Fédération anarchiste vous feront connaître les points de vue, les outils et les propositions développés par les libertaires. Chaque semaine, les militants de la Fédération anarchiste se feront connaître auprès de vous afin de vous permettre, si la révolte gronde en vous, de les rejoindre et de travailler ensemble à la révolution sociale. Et chaque semaine, la Fédération anarchiste fera, par ses propres moyens, la démonstration qu’il est possible d’organiser un réseau de diffusion de presse hors d’atteinte de la vérole capitaliste. Vive l’anarchie !

L’administration du Monde libertaire

[Grasse] Manifestation suite aux procès de Hakim Ajimi

[Grasse 06]Manifestation suite aux procès de Hakim Ajimi

Une mani­fes­ta­tion de sou­tien est en cours sous les cris de « pas de jus­tice, pas de paix » dans les rues de la ville, alors que se déroule en ce moment même dans les locaux du tri­bu­nal la fin du procès.

Petit rappel : toute cette semaine a eu lieu le procès des flics ayant causé la mort d’Hakim AJIMI lors d’une inter­pel­la­tion poli­cière le 09 Mai 2008. Les per­son­nes sont dans la rue et refuse de rester au tri­bu­nal, scan­dant leur colère face au dérou­le­ment du procès ces der­niers jours.

Mascarade au tri­bu­nal de Grasse

A Grasse, tout au long de l’audience, le juge Robail a affi­ché ouver­te­ment sa conni­vence avec la police. Les faits sont pour­tant avérés : Abdelhakim AJIMI est mort d’un achar­ne­ment des poli­ciers sur sa per­sonne et d’un refus de lui porter secours. Tous les témoi­gna­ges sont édifiants. Les exper­ti­ses acca­blent les poli­ciers inculpés. Les procès ver­baux de ces der­niers sont contra­dic­toi­res, de même que leurs propos à la barre. Malgré tout, les poli­ciers béné­fi­cient de la com­plai­sance du tri­bu­nal. Le Procureur de la République, a pour­tant insisté sur la « res­pon­sa­bi­lité évidente des poli­ciers dans la mort d’Hakim » et a repris la qua­li­fi­ca­tion d’« inhu­ma­nité » mise en avant par la Commission Nationale de Déontologie de la Sécurité. Malgré cela, il requiert des peines mini­mes, sans com­mune mesure avec la gra­vité des faits qu’il avait aupa­ra­vant lui-même expo­sés. Ces mai­gres peines sont :
-  J.-M. Moinier : 1 an à 18 mois avec sursis simple
-  W. Lebeaupin : 18 mois à 2 ans avec sursis simple
-  J. Manach : 6 à 8 mois avec sursis simple
-  B. Julien : 1 an avec sursis simple
-  A. Bekhira : 6 mois avec sursis simple. Pire, de sim­ples peines de prin­cipe ont été requi­ses pour les poli­ciers sta­giai­res M. Authier-Rey et P. Locatelli. Ainsi fonc­tionne l’ins­ti­tu­tion judi­ciaire fran­çaise lorsqu’elle doit juger des crimes poli­ciers.

NOUS QUITTONS LE TRIBUNAL, NOUS VOUS LAISSONS ENTRE VOUS.

Comité Vérité et Justice pour Abdelhakim AJIMI Contact : comite_hakim_ajimi@riseup.net

P.-S.

Il y a un rassemblement vendredi 20 janvier à 14h place aux herbes à grasse

Rebellyon, 19 janvier 2012

[Poitiers] Hawa Diallo et six autres personnes demandent l’annulation de leur OQTF au T.A.

Ce matin au tribunal administratif de Poitiers, sept personnes mises en situation d’OQTF par la préfecture (obligation de quitter le territoire français) demandaient leur annulation. Grosse présence de RESF, de parents d’élèves et d’autres personnes mobilisées, en soutien à Mme Diallo et à Mme Bahoumina et à leurs enfants.

Le rapporteur de la république (l’équivalent du procureur) a été dans le sens de la demande d’annulation d’OQTF pour Mme Diallo et ses enfants, qui a sans doute bénéficié d’un fort soutien des parents d’élèves et d’individus, avec deux rassemblements importants. Ce soutien à Mme Diallo d’un grand nombre de gens de tous bords, révolté-e-s par cette injustice, a été mentionné par son avocate. Mme Diallo, très stressée ce matin, est ressortie soulagée et confiante pour l’obtention d’une carte de séjour.

En revanche, le rapporteur de la République a émis un avis défavorable concernant les demandes… des six autres personnes.

Comme celle de Mme Bahoumina, vivant depuis dix ans en France avec ses trois enfants, pour lesquels un rassemblement avait eu lieu devant la préfecture.

Mais aussi une femme d’origine haïtienne, avec sa fille de deux ans née en France – ignorant ainsi les arguments de la plaignante (situation catastrophique en Haïti, intérêt de l’enfant, emploi à Poitiers…).

Mais aussi un algérien salarié, ou encore un homme d’origine néo-zélandaise (Tonga) ayant joué dans plusieurs clubs comme rugbyman, aujourd’hui employé,  ainsi que sa femme. Pour ces trois personnes, le prétexte est abominable : leurs emplois ne sont pas dans la « liste » du 11 août 2011 sur les emplois retenus dans le cadre de « l’immigration choisie ».

Mais aussi cette réfugiée d’origine russe, demandant l’asile politique, mariée religieusement en Tchétchénie et vivant en France avec son mari… mariage religieux attesté par l’imam de Poitiers : rejeté par la préfecture comme n’ayant « aucune valeur juridique », la préfecture doutant d’ailleurs de la vie commune, malgré tous les éléments en attestant. Oh, la belle « laïcité » répressive, à la sauce républicaine !

Rendu sous quinze jours. On en ressort très confiant pour Hawa, mais écoeuré pour toutes les autres personnes, et très en colère. Avec une certitude aussi : face à l’ignominie préfectorale, contre la machine à précariser et à expulser, la mobilisation est très importante pour l’emporter.

Seule la lutte paye, et la lutte continue !

Solidarité avec les migrant-e-s !

 John Rackham, groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86), 19 janvier 2012