Archives mensuelles : janvier 2012

Quelques billes pour une critique anarchiste de la démocratie

Une critique anarchiste de la démocratie

(ébauche d’arguments pour introduire une discussion)

Nous nous proposons d’analyser la démocratie et ses définitions en cherchant à débusquer les structures d’oppression et de domination où qu’elles se trouvent et en mettant en cause leur légitimité et, advenant qu’elles ne peuvent se justifier – ce qu’elles ne peuvent faire que très rarement – en cherchant des façons de les éliminer. Et c’est bien çà aller vers et être dans l’anarchisme.  

Définissons donc la démocratie autour de la volonté du peuple. Le peuple qui va introduire la notion de collectif, par rapport à l’individu premier sujet de l’oppression vécue ou du vécu de l’oppression, prémisse à la révolte vers l’aspiration « révolutionnaire » au changement anarchiste.

Prenons par exemple la source wikipédia,.

La démocratie est le régime politique dans lequel le peuple est souverain. La formule d’Abraham Lincoln, la démocratie est « le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple », est l’une des définitions canoniques couramment reprise, comme dans la Constitution de 1958 de la Cinquième République française.

Le peuple renvoie à la notion plus restrictive de citoyens (la citoyenneté n’étant pas forcément donnée à toute la population). On notera qu’aujourd’hui encore, il n’existe pas de définition communément admise de ce qu’est ou doit être la démocratie.

Le premier élément de réflexion sera de savoir ce qu’est le peuple, et s’il existe une conscience populaire.

Le deuxième élément sera de réfléchir aux formes différentes de démocratie. Démocratie directe et démocratie indirecte ou représentative, délégataire. Mais aussi des formes dites mixtes comme la démocratie semi-directe par référence à l’usage plus ou moins important du référendum ou comme la démocratie participative par référence à l’information, à l’enquête et au contrôle plus ou moins important des décisions des représentants. Il peut aussi être fait état de système où le représentant est tiré au sort parmi le peuple. Ce fut le cas parfois dans la démocratie athénienne, c’est le cas aujourd’hui dans les cours d’assises pour le choix des jurés représentant le peuple.

 Pour continuer dans les critiques, on pourra en distinguer deux types :

  • celles extérieures visant à la critique de la définition de la démocratie commune aux différentes formes de démocratie ;
  •  celles internes au système, sur son fonctionnement, sur le fonctionnement des élections, plus spécifiques à la démocratie représentative.

Pour celles extérieures visant à la critique de la définition de la démocratie :

  •  fiction du peuple qui aurait des intérêts politiques convergents alors que l’égalité économique n’est pas réalisée, voire s’aggrave au sein d’une même population regroupant le renard et la poule dans un poulailler ;
  •  fiction de la liberté du choix dans un système où les moyens de la propagande sont détenus en majorité par les détenteurs du capital, une partie d’entre eux au moins ;
  • limite du champ de la démocratie aux décisions politiques, laissant le champ immense de l’économie et de l’entreprise hors jeu démocratique, l’entreprise est dans son espace un régime autoritaire de pouvoir quasi absolu, sans droit de parole des travailleurs salariés sur leur travail, et une représentation syndicale acquise par la lutte mais aux pouvoirs limités et circonscrits à certains champs (santé au travail, salaire, arrêt de travail, expression, …) ;
  • limite de l’égalité d’accès aux connaissances nécessaires pour établir une position « en toutes connaissances de cause », car limites de l’accès à la formation, à l’information, … ;

 Et pour celles internes au système sur son fonctionnement, sur le fonctionnement des élections :

  • limite de la démocratie représentative en ce sens que les représentants ont les pleins pouvoirs par rapport à leurs électeurs, une fois élus, absence de mandat impératif et de révocabilité ;
  • limitation du corps électoral par définition : tous les citoyens ne sont pas électeurs, il y a des conditions (âge, nationalité, doits civiques, … voire sexe, imposition/cens) ;
  • limitation du corps électoral par érosion : tous les citoyens « exclus » ne participent pas d’un droit qui les a déçus, leur choix ne leur semble pas présenté ;
  • limitation de l’offre soumise au corps électoral par l’argent : toutes les propositions n’ont pas les moyens d’être représentées (parrainages, coûts d’une campagne, …) ;
  • limitation par le suffrage : le suffrage majoritaire rend nul ou quasi nul l’intérêt pour les minorités, si ce n’est « se compter », le suffrage proportionnel connaît lui aussi bien souvent des seuils minimaux ;
  • limitation par le suffrage : la non-prise en compte du vote blancs ou des votes nuls, ne permet pas à des expressions non proposées de s’exprimer ;
  • limitation de la capacité à soumettre ses propositions en dehors du système des partis politiques, à la fois machine d’élaboration et filtre des propositions. Le processus d’émergence des propositions à adopter suit moins une voie ascendante de la base vers le représentant ou mandaté qu’une voie descendante de l’oligarchie, des lobbys, des leaders pour demander la validation par le peuple, (voir le rôle essentiel de la propagande, et les travaux de Noam Chomsky sur la fabrication du consentement) ;
  • limitation par la représentation : représentation des territoires et rarement représentation des projets ;
  • limitation par le poids marginal du projet : absence d’engagement sur les propositions du projet du candidat, impossibilité de mixer les propositions, fonctionnement programmatique (c’est tout ou rien), argumentation ad hominem, arguments de rhétoriques et peu de débats de sociétés ;
  • limitation par l’opacité des décisions et des actions, absence de contrôle citoyen. En principe, les parlementaires peuvent sous certaines conditions contrôler l’exécutif qu’ils ont nommé ;
  • limitation par le poids d’un homme dans le cas des régimes présidentiels rendant encore plus éloignés du peuple le système, régime proche des empires, même si plus limités dans le temps ;
  • limitation par le tempo : les débats soumis sont souvent ceux entre deux échéances électorales alors que les problèmes de la collectivité varient entre l’immédiateté et la génération ;
  • interrogation sur l’isoloir : comment un système basée sur le choix individuel peut-il rendre clandestine l’expression de ce choix ? comment ne se donnent-ils tous les moyens pour que chaque électeur puisse être fier de ses opinions, quitte à en changer, et être assuré que cela n’aura aucun impact sur le respect de ses droits élémentaires, …
  • la démocratie à mains levées fait plus « peuple », mais comment se garantit-on alors des effets de foule et manipulations des groupes de pressions ?

Question : doit-on décider de tout pour tout le monde ? La conception républicaine d’une société fait que « le peuple » décide de tout ce qui est dit « public » pour tout le « peuple ». On peut en tant qu’anarchiste considérer, au contraire, que toute décision doit être prise par et seulement par les individus qui sont concernés, pensent pouvoir être concernés. Par exemple : pour des questions de transports seront concernés celles et ceux qui travaillent dans le transport ou son environnement (aménagement, entretien, …), celles et ceux qui sont ou peuvent être les usagers du transport, celles et ceux qui sans utiliser le transport en son impactés comme mes riverains.

En conclusion, l’anarchisme n’est pas vraiement démocrate mais encore moins républicain.

En annexes, des définitions, des citations, d’autres réflexions sur les décisions collectives

Blog du cercle libertaire Jean Barrué (FA 33), 31 décembre 2011

 

ndPN – pour (re)lire le tract du groupe Pavillon Noir sur la critique des élections* :

http://fa86.noblogs.org/?p=1219

 

 

* notre tract en PDF :  http://fa86.noblogs.org/files/2011/12/tract-v3.pdf

[Belgique] Actions de solidarité avec les inculpé-e-s de Labège

[BELGIQUE] Les prisons de Forest et Saint-Gilles redécorées à la bombe de peinture – 31 décembre 2011

 

Joyeux bordel et meilleurs feux !

Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles. Ils y ont écrit leur rage contre tout ce qui ressemble à une prison et leur solidarité avec les inculpés de Labège en France -accusés d’avoir attaqué une prison pour enfants à l’aide d’excréments. Ce 31 décembre 2011, à travers le monde, des dizaines de rassemblements et d’actions ont eu lieu contre les prisons et en solidarité avec les prisonniers.

 

Ni réveillon, ni maton n’arrêteront les rébellions !
Solidarité avec les inculpés de Labège et avec tous ceux qui résistent !
Liberté pour tous les prisonniers !

-A-

Source: Indymedia Bruxelles

Grèves de cheminots

Soixantième jour de grève pour les cheminots de St-Etienne !

Les cheminots de stéphanois sont en grève depuis 60 jours, comme le rappelle ce matin Le Progrès sans préciser, comme d’habitude les raisons de ce mouvement (un désaccord avec une décision de la direction SNCF de créer un établissement « multi-fonction » dans la Loire) et en insistant sur la gêne pour les usagers, notamment entre Lyon et St-Etienne. Pour comprendre (et soutenir) ce mouvement, on peut lire la lettre ouverte que les cheminots de Sud-Rail avaient adressé début décembre aux usagers, aux cheminot-e-s et aux élu-e-s.

Soutenons-les !

Document à télécharger sur Rébellyon

Rébellyon, 1er janvier 2011

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[PORTUGAL] Les cheminots en lutte – 1er janvier 2012

 

Portugal : grève des conducteurs de train

Début d’année difficile pour les usagers des transports publics au Portugal. Le secteur est en proie à une grève largement suivie, une grève des conducteurs de train. Ils protestent contre l’ouverture de procédures disciplinaires visant des cheminots qui n’auraient pas respecter les consignes de service minimum lors de précédentes grèves.

Les transports publics sont un des secteurs les plus touchés par les mesures d’austérité décidées par les autorités. Des mesures dénoncées par Alcino, usager des chemins de fer. Selon lui, les conducteurs de train ont raison de faire valoir leur droit de grève.

A l’inverse, Almerinda déplore cette grève. “Tous les mois, je paie ma carte de transport, dit-elle, et les grévistes n’ont pas à nous faire subir cette situation”.

Selon les chiffres de la direction, moins d’un train sur sept circule ce dimanche. Les perturbations pourraient se poursuivre sur certaines liaisons en début de semaine.

Presse bourgeoise – Euronews, 01/01/2012

Portugal: les conducteurs de trains en grève pendant les fêtes

LISBONNE – Le trafic ferroviaire était fortement perturbé vendredi au Portugal en raison d’une grève des conducteurs des chemins de fer (CP), qui se prolongera jusqu’à dimanche, pour protester contre l’ouverture de procédures disciplinaires par l’administration.

En fin d’après-midi, 760 trains sur les 900 prévus avaient été annulés, a indiqué une porte-parole de CP, précisant que quasiment seuls les trains imposés par le service minimum avaient pris le départ.

La direction de CP s’était réunie jeudi soir avec le syndicat des conducteurs pour tenter d’éviter la grève, mais sans succès. Faute d’accord, le mouvement doit être reconduit le 1er janvier.

Les grévistes protestent notamment contre les procédures disciplinaires appliquées à quelque 200 conducteurs qui n’ont pas respecté le service minimum décrété lors d’un précédente grève.

Ils dénoncent également des politiques de démantèlement des chemins de fer et de réduction du nombre de postes menée par le gouvernement, selon un communiqué du syndicat des conducteurs.

CP a pour sa part regretté un mouvement social qui pénalise les populations et l’entreprise, estimant que cette grève équivaudrait à quelque 2,5 millions de perte de chiffre d’affaires dans un contexte difficile pour le secteur public des transports.

L’endettement des entreprises publiques de transport s’élevait fin 2010 à près de 17 milliards d’euros, soit l’équivalent de 10% du PIB annuel du pays, avait récemment indiqué le ministre de l’Economie Alvaro Santos Pereira.

Soumis à une forte cure de rigueur dans le cadre du plan d’aide financière de l’Union Européenne et du Fonds monétaire international obtenu en mai dernier, le Portugal a connu cette année plusieurs grèves dans les services publics de transport et une grève générale fin novembre.

Presse bourgeoise – Romandie (avec l’AFP), 23 décembre 2011 19h03

[Syrie] Lutte sociale partout malgré la répression

Syrie: appel à un retrait des observateurs arabes, nouvel an sanglant

Un organisme de la Ligue arabe a appelé dimanche au retrait immédiat des observateurs de Syrie en estimant que leur présence n’avait aucun effet sur la répression de la révolte par les forces du régime, après un nouvel an sanglant.

Image tirée d'une vidéo AFP montrant un manifestant face aux forces de sécurité à Homs le 1er janvier 2011

Image tirée d’une vidéo AFP montrant un manifestant face aux forces de sécurité à Homs le 1er janvier 2011
 

Le président du Parlement arabe, Salem al-Diqbassi, a appelé au « retrait immédiat des observateurs arabes, le régime syrien continuant à tuer des civils innocents », au moment où un deuxième groupe d’observateurs chargés de rendre compte de la situation en Syrie doit arriver jeudi dans ce pays.

Les agissements du régime « sont une violation claire du protocole arabe qui prévoit de protéger le peuple syrien. Nous assistons à une escalade de la violence, davantage de personnes sont tuées y compris des enfants et tout cela en présence des observateurs », a ajouté le chef de ce comité consultatif formé de parlementaires issus des 22 membres de la Ligue arabe.

Le « premier martyr de 2012 » est un enfant de 7 ans tué à Hama (centre) par des tirs des forces de sécurité qui visaient la voiture de son père, a indiqué l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH). Quatre autres civils ont péri à Homs (centre), dont deux tués par les milices pro-régime.

Dans la province de Damas, 20 manifestants ont été blessés, a précisé l’OSDH.

Les « jeunes de la Révolution » ont célébré le nouvel an par des feux d’artifice et des appels au départ de M. Assad, confronté depuis la mi-mars à une contestation sans précédent, selon des vidéos.

Dans la ville d’Idleb (nord-ouest), des centaines de personnes ont assisté à un feu d’artifices, portant des flambeaux et chantant en faveur de « l’unité nationale et la fraternité islamo-chrétienne » et pour « la liberté ». Un croissant de lune et une croix ont été accrochés côte à côte dans une rue.

A Alep (nord), deuxième ville de Syrie peu touchée jusque-là par la contestation, des jeunes ont crié, selon une vidéo, des slogans de soutien aux villes rebelles de Homs et Deraa (sud). « Assad est l’ennemi de Dieu », ont-ils scandé.

« Nouvel an sans fer ni chaînes. Nous souhaitons une bonne année aux frères chrétiens. Vive la Syrie libre », est-il écrit sur une pancarte.

A Zabadani, à 50 km de Damas, autour d’un sapin orné de guirlandes, des centaines de personnes ont dansé au son des pétards, selon une autre vidéo. « Le peuple veut le départ de l’assassin », ont-ils crié.

Les manifestants, dans la ville de Daël, proche de Deraa, ont porté des flambeaux. Sur des pancartes on pouvait lire: « Le Monde entier accueille le Nouvel an par des feux d’artifice, en Syrie nous l’accueillons par des balles et des chars ».

Des milliers de personnes ont aussi manifesté dans les provinces de Homs, de Hama et d’Idleb, selon les les comités locaux de coordination (LCC) qui organisent les rassemblements sur le terrain.

Des interpellations ont eu lieu à Lattaquié (ouest), alors qu’une militante, Waëd Mahfouz, a été arrêtée samedi à Harasta dans la région de Damas, selon l’OSDH.

Une grève générale était en outre suivie à 80% à Douma dans la banlieue de Damas, où les forces ont « cassé les cadenas pour contraindre les commerces à ouvrir », ont indiqué l’OSDH et LCC.

Les vidéos, capturées par portables et diffusées sur internet par les militants et de simples habitants, constituent quasiment les seuls témoignages de la situation en Syrie, où les autorités limitent drastiquement l’accès des médias étrangers.

L’ONU estimait début décembre à plus de 5.000 le nombre de civils tués par les forces du régime déterminé à étouffer toute contestation malgré les sanctions occidentales.

La mission des observateurs commencée le 26 décembre fait partie d’un protocole qui prévoit aussi l’arrêt des violences, la libération des détenus, le retrait de l’armée des villes et la libre circulation dans le pays pour les observateurs et la presse.

Le général Mohammed Ahmed Moustapha al-Dabi, chef de la mission des observateurs, a démenti des propos attribués à l’un des observateurs qui faisait état sur une vidéo de la présence de tireurs embusqués à Deraa. « Cet homme a dit que s’il voyait -de ses propres yeux- ces tireurs embusqués, il les signalerait immédiatement », a-t-il dit à la BBC.

Selon l’agence officielle Sana, des observateurs étaient dimanche dans les environs de Homs et à Idleb. D’autres se trouvaient à Deraa et près de Damas.

Aucun communiqué officiel n’a été encore publié par les observateurs, escortés dans leurs mouvements par les forces du régime, sur le déroulement de leur mission.

AFP, 1er janvier 2011

[Paris] Chasse aux pauvres à Barbès

Chasse aux pauvres à Barbès : safari urbain avant la Saint-Sylvestre

On est arrivé.e.s relativement tôt au marché ce matin. On se disait, naïvement sans doute, que pour le dernier jour de l’année les flics lèveraient la pression sur Barbès, qu’ils auraient mieux à faire ailleurs avec le déploiement de 60 000 flics prévu par Guéant-le-Répugnant pour la nouvelle année. Ça doit suer d’impatience dans les commissariats à l’approche de la Saint-Sylvestre car ce soir s’ouvre la chasse aux pyromanes, aux fêtards en état d’ivresse et aux lanceurs de claque-doigts. Les flics transpirent sous leurs gilets tactiques et mugissent de plaisir à l’idée d’aller courir dans les rues encombrées par des hordes festives et d’aller faire tournoyer leurs tonfas. Ce soir, feu d’artifice de gaz lacrymogènes et illuminations de tasers, car la capitale est en fête !

11h11 – Sans surprise, les flics débarquent sur le marché libre. Ils arrivent à pieds, en uniforme. Les vendeurs se laissent surprendre et l’une des flics ne tarde pas à s’emparer du sac de provisions d’une vieille dame tchétchène. Celle-ci proteste énergiquement, répète que le sac est à elle et tente de le récupérer. Surgit derrière elles un grand flic aux allures de ranger, portant gilet pare-balles et pistolet mitrailleur Beretta M12 autour du cou. L’arme se balance de droite à gauche tandis qu’il vient en soutien de sa collègue contre la « dangereuse vieille dame ». Le mari de celle-ci tente de s’interposer, mais le ranger le menace du poing en lui criant « Dégage toi ! », tandis que l’autre flique hurle au visage de sa femme : « Lâche putain ! ». Tout autour, les gens sont dubitatifs, presque effrayés.

Exceptionnellement, quelques captures d’images (en attendant le film) :

Entretemps, une voiture de police et un panier à salade sont venus se garer à l’embranchement de la rue des Islettes et du boulevard de la Chapelle, avec un renfort de trois autres flics. La vieille dame est tirée par les vêtements et poussée dans la voiture de police, tandis que son mari tente de négocier sa libération. Mais très vite, le ranger le désigne et toute l’équipe se jette à sa poursuite et le rattrape devant la poste des Islettes, place de l’assomoir. Tout ça pour un plastique comportant quelques déodorants et gels-douche. Fuir la torture et les massacres pour venir récolter la misère et la matraque, c’est le droit d’asile selon Guéant.

Forts de leur misérable rodéo, les flics quittent la scène. Jusqu’à 14h, heure où nous avons nous aussi quitté les lieux, les flics ne sont pas revenus.

Des veilleur.euse.s des marchés libres.

Chronique Copwatch, samedi 31 décembre

Vu sur Indymedia Paris-IDF, 1er janvier 2012