Archives mensuelles : février 2012

[Poitiers] Au lycée, deviens a-dap-table et po-ly-va-lent !

Consternant…

Les lycéens mettent le pied dans une entreprise fictive

Le lycée de Poitiers, Saint-Jacques-de-Compostelle organisait, mardi 21 février son premier salon commercial après la création de son Entreprise d’entraînement pédagogique.

La petite entreprise du lycée professionnel Saint-Jacques-de-Compostelle, a remporté un grand succès auprès des élèves clients : elle vend des chocolats.

La petite entreprise du lycée professionnel Saint-Jacques-de-Compostelle, a remporté un grand succès auprès des élèves clients : elle vend des chocolats.

Arthur et Mathieu se frottaient les mains, en fin de matinée, hier, dans le vaste hall du lycée Saint-Jacques-de-Compostelle : les affaires avaient été bonnes. Ils avaient vendu un grand nombre de boîtes de chocolat. L’établissement organisait son premier salon commercial de l’Entreprise d’entraînement pédagogique.

En septembre dernier, a été créée, au sein du lycée, une sarl baptisée « Aux délices de Compostelle ». Une société aux statuts fictifs « qui fonctionne comme une véritable entreprise », précise Martine Massé, chef de travaux. Un réseau avec d’autres EEP a été constitué.

«  Un changement d’attitude impressionnant  »

La SARL dispose de locaux où des lycéens en classe de première « commerce, secrétariat ou comptabilité » viennent « travailler », les mardi et jeudi. Après une réunion au cours de laquelle les tâches sont réparties, des élèves s’installent dans les bureaux des commerciaux, des achats et vente, de la comptabilité et des ressources humaines. Chacun s’investit dans son futur cœur de métier mais est aussi amené à changer de casquette. « On les amène à l’adaptabilité et à la polyvalence. Celle-ci est nécessaire pour les titulaires d’un baccalauréat professionnel. C’est ce qui fera qu’ils seront recrutés ou pas », commente le directeur du lycée, Jacky Aubineau. C’est en ce lieu qu’ils ont construit leur premier salon commercial. Les « premières » de Saint-Jacques-de-Compostelle devaient vendre les produits de leur entreprise, « Les chocolats de Neuville ». Une table plus loin, une autre Entreprise d’entraînement pédagogique, celle du lycée professionnel Le Dolmen. Ici, les lycéens font commerce d’articles de jardinage, d’aliments pour animaux et de décoration. La troisième EEP, « Rêves d’Egypte » du lycée Saint-Gabriel, de Chatellerault propose des voyages. Leurs clients sont des secondes de Compostelle, munis de faux chèques. Mais, au service comptabilité, les additions sur les bons de commende ne sont pas fictives. « C’est amusant. Ca nous sort des cours qui ne sont pas assez pratiques », remarquent Arthur et Mathieu, enthousiastes. « C’est impressionnant de constater le changement d’attitude des jeunes, leur implication, l’intérêt qu’ils trouvent à leur formation grâce à ce dispositif », applaudit le directeur.

Nouvelle République, Marie-Catherine Bernard, 22 février 2012

[Saint-Nazaire] Deux opposants à l’aéroport de Notre-Dame des landes condamnés à 14 mois de taule pour avoir viré de manif un type de la DCRI

Opposants à l’aéroport : 14 mois de prison avec sursis

Rodolphe Balej et Yasmine Mahmel avec leur défenseur Me Stéphane Vallé à l'issue de l'audience

Rodolphe Balej et Yasmine Mahmel avec leur défenseur Me Stéphane Vallé à l’issue de l’audience – F. LB

Le tribunal de Saint-Nazaire a condamné en début d’après-midi deux des opposants au futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes à 12 mois de prison avec sursis plus 2 mois pour refus de prélèvements ADN, plus 500 € de dommages et intérêts à verser au policier des RG molesté le 6 novembre dernier lors d’une manifestation organisée sur le site. Une femme qui comparaissait également à la barre a, pour sa part, écopé d’une amende de 1 000 € avec sursis pour sa participation aux faits qu’elle assume.

Presse-Océan, 21 février 2012

Pour rappel :

MOBILISATION AU TRIBUNAL DE SAINT-NAZAIRE MARDI 21 FEVRIER 2012

CONTRE LA REPRESSION ET L’OPPRESSION SECURITAIRE
SOLIDARITE AVEC DJAMILA et RUDY

• Soutenons les militant-e-s anti-aéroport face à la répression!

Lors de la manifestation accompagnant le départ de la tracto-vélo NDDL/Paris,le 6 novembre 2011, un groupe d’opposant-e-s à l’aéroport de Notre Dame Des Landes a « escorté » un membre des renseignements généraux hors du cortège. A la suite de ces faits, deux camarades sont convoqués au tribunal de Saint-Nazaire pour « outrage à agent » le mardi 21 février à 14h.

Ce procès, qui s’ajoute à de nombreux procès visant des militant-e-s anti-aéroport, participe de cette volonté des pouvoirs policiers, judiciaires, politiques, complices de Vinci, de criminaliser cette lutte légitime contre un projet inutile. Et pourtant la répression ne nous fera pas céder! nous sommes déterminé(e)s à lutter jusqu’à l’abandon du projet.

Nous appelons les militant(e)s, la population à se rassembler devant le tribunal de Saint-Nazaire le mardi 21 février à partir de 13 heures en soutien à nos deux camarades convoqués.

Le terrorisme d’Etat ne passera pas!

le Comité de soutien aux inculpé-e-s anti-aéroport

contact : csia@riseup.net ou http://soutieninculpeesnddl.wordpress.com/

• La coordination des opposants au projet de nouvel aéroport dénonce la pression policière

— A l’occasion du jugement mardi 21 à Saint-Nazaire de 2 personnes interpellées lors du départ de la Tracto-Vélo, la coordination des opposants au projet de nouvel aéroport à Notre-Dame-des-Landes (44) dénonce à nouveau la pression policière qui continue à s’exercer sur et autour de la zone de la Déclaration d’Utilité Publique concernant le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Elle dénonce également la répression et les condamnations qui frappent tous les opposants à ce projet porté par les collectivités locales, pour lequel s’unissent PS/PC44 et UMP, l’ensemble répressif s’étant accentué énormément depuis l’arrivée sur le terrain de la multinationale Vinci.

Elle dénonce enfin l’intimidation et la disproportion des moyens mis en oeuvre, en France comme ailleurs en Europe, à l’encontre de citoyens qui militent légitimement pour l’abandon de grands projets inutiles, à l’heure où partout les financements manquent pour des causes ayant une réelle utilité sociale. La Résistance Citoyenne continue.

RENDEZ-VOUS MARDI 21 FEVRIER à partir de 13H00 Tribunal de Saint Nazaire

CODELIB Saint-Nazaire, 20 février 2012

ndPN : plus d’une cinquantaine de personnes étaient présentes au rassemblement devant le tribunal mais ils n’ont laissé rentrer que quelques personnes. Rodolphe fait appel.

[Russie] Un compagnon assassiné à Samara

Un antifasciste anarchiste assassiné à Samara, Russie – Ses amiEs et sa famille ont besoin de soutien !

Le 9 février à 6h30 du matin sur le terrain de l’Institut FIAN, un gardien a découvert le corps de Nikita Kalin, né en 1991. La police arrive à 8h, et à 11h elle contacte la mère de la victime. Selon la mère, Nikita a été poignardé 61 fois, sans compter de multiples fractures des côtes, ainsi que des blessures à la tête. Rien ne lui a été dérobé. A l’heure actuelle, un suspect a été arrêté, du sang de Nikita a été trouvé sur ses vêtements.

Il est évident que Nikita a été attaqué par une bande, et la police a également confié à la mère que le suspect arrêté est un militant nazi reconnu et qu’il refuse de donner des noms. Malgré la brutalité du meurtre, l’enquête n’a pas encore mené à interroger la mère de Nikita, ni son amiE qui est la dernière personne à l’avoir vu. A cause de cela, nous pensons qu’il va y avoir une tentative de couvrir l’affaire, comme cela arrive souvent en Russie. Toutefois, le suspect a déjà engagé un avocat.

Nous pensons que l’enquête avance en fonction des intérêts de l’arrêté, c’est pourquoi le soutien est nécessaire. Jusque là, une association de défense des droits de l’homme nous a fourni un avocat, mais des fonds restent nécessaire pour le coût de l’enterrement.

Nikita venait d’un famille prolétaire simple, et n’a jamais caché ses opinions antifasicstes et anarchistes.

Dans le cas où vous souhaitez aider les amiEs et la famille de Nikita pour les frais d’enterrement, vous pouvez faire un don à l’Anarchist Black Cross de Moscou : http://wiki.avtonom.org/en/index.php/Donate


Sur la photo ci-dessus, Nikita à un rassemblement local contre la fraude aux élections, tenant une pancarte « Nous n’avons besoin d’aucune autorité ! La liberté ou la mort ! Notre candidat est l’autogestion ! »

Transmis par :

Anarchist Black Cross of Moscow
abc-msk A riseup D net
http://www.avtonom.org/abc (Russian)
http://wiki.avtonom.org/en/index.php/Anarchist_Black_Cross_Moscow (English)
http://www.facebook.com/abcmoscow
http://www.twitter.com/abc_moscow
http://www.myspace.com/abcmsc
P.O. Box 13 109028 Moscow Russia

Avtonom.org, Traduction par Nigga, Forum de La Sulfateuse, 21 février 2012

[Toulouse] Occupation pour l’interdiction immédiate du maïs OGM Monsanto

Toulouse: occupation pour réclamer l’interdiction du maïs OGM Monsanto

Plusieurs dizaines de militants anti-OGM ont occupé mardi pendant huit heures la Direction régionale de l’agriculture à Toulouse pour exiger l’interdiction immédiate du MON810, le maïs transgénique du géant américain Monsanto, a constaté un journaliste de l’AFP.

 

Des Faucheurs volontaires, apiculteurs et militants anti-OGM devant le siège de la Direction régionale de l’agriculture, le 21 février 2012 à Toulouse

Les militants, des « Faucheurs volontaires » et des apiculteurs, au nombre d’une centaine selon les organisateurs, soixante selon la police, ont dû évacuer les locaux peu après 18H00, accompagnés par les forces de l’ordre.

« On a été un peu poussés, mais cela s’est fait sans violence » a indiqué Jacques Dandelot un des animateurs du mouvement.

« Nous demandons un arrêté conservatoire pour interdire le commerce, la cession, le transport et la culture du MON810 » a expliqué M. Dandelot au lendemain d’une opération similaire réalisée à Lyon lundi.

Le gouvernement a demandé lundi à la Commision européenne de suspendre l’autorisation de mise en culture du maïs OGM MON810 en s’appuyant sur de nouvelles études scientifiques, mais les militants estiment que la réponse de l’institution européenne, dans un délai de trois semaines à un mois, sera trop tardive.

« On note que la ministre NKM (Nathalie Kosciusko-Morizet) a respecté sa parole, mais cette mesure d’urgence demandée à l’UE n’est pas du tout satisfaisante, car ceux qui achètent du MON 810 auront tout loisir de semer légalement », a indiqué M. Dandelot. Selon lui, « le gouvernement a toute latitude pour prendre parallèlement un arrêté d’interdiction », sans attendre.

Vers 10H00 les manifestants s’étaient introduits dans les locaux de la cité administrative, dans le centre de Toulouse. Ils ont alors été reçus par le directeur adjoint de la Direction régionale de l’alimentation, l’agriculture et la forêt (DRAAF), qui a transmis leur requête au ministère de l’Agriculture.

Un premier moratoire sur les cultures transgéniques, lancé par la France en février 2008, a été invalidé par la Cour européenne de justice de Luxembourg, puis par le Conseil d’Etat, en novembre dernier.

Diverses actions ont été menées au cours des dernières semaines par les opposants aux cultures d’OGM, notamment le 23 janvier à Trèbes (Aude), dans un centre de stockage de Monsanto.

AFP, 21 février 2012

« Mademoiselle » : nous ne rentrons pas dans vos cases !

Victoire d’associations féministes contre une discrimination ordinaire !

Le terme « Mademoiselle » est critiquée depuis longtemps par nombre de féministes comme une discrimination contre les femmes. Ce terme s’oppose en effet à celui de « Madame » et crée une distinction dans l’état civil ou l’âge, qui plus est par rapport au statut marital patriarcal, alors que les hommes sont tout simplement des « Monsieur ».

La lutte continue pour l’abolition des catégories Monsieur/Madame… au-delà des formulaires !

Pavillon Noir

Les « mademoiselle » vont disparaître des formulaires administratifs

Les « mademoiselle » ont vécu. Ce terme, de même que le « nom de jeune fille » ou le « nom d’épouse », va disparaître des formulaires administratifs, selon une nouvelle circulaire des services du Premier ministre, datée de mardi.

Rappelant que « par le passé, plusieurs circulaires ont appelé les administrations à éviter l’emploi de toute précision ou appellation de cette nature », le document souligne que « ces préconisations méritent aujourd’hui d’être réaffirmées et prolongées pour tenir compte des évolutions de la législation ».

Matignon invite donc les ministres concernés et les préfets à « donner instruction » aux administrations « d’éliminer autant que possible de leurs formulaires et correspondances les termes mademoiselle, nom de jeune fille, nom patronymique, nom d’épouse et nom d’époux ».

Ils seront remplacés par « madame », « pris comme l’équivalent de +monsieur+ pour les hommes, qui ne préjuge pas du statut marital de ces derniers », par « nom de famille » (dans le Code civil depuis une loi de 2002) et par « nom d’usage » car les termes « nom d’époux » et « nom d’épouse » ne permettent pas « de tenir compte de manière adéquate de la situation des personnes veuves ou divorcées ayant conservé (…) le nom de leur conjoint ».

Le texte rappelle en outre que « madame » et « mademoiselle » ne constituent pas « un élément de l’état civil des intéressées » et que l’alternative n’est commandée « par aucune disposition législative ou réglementaire ».

Les formulaires déjà imprimés pourront toutefois être utilisés « jusqu’à épuisement des stocks », est-il encore précisé.

Les organisations « Osez le féminisme! » et les Chiennes de garde avaient lancé en septembre une campagne pour la suppression « de la case +mademoiselle+ » dans les documents administratifs, estimant qu’il s’agissait d’une discrimination à l’encontre des femmes, ainsi contraintes de faire état de leur situation matrimoniale.

En novembre, la ministre des Solidarités Roselyne Bachelot, en charge du droit des femmes, avait indiqué avoir demandé au Premier ministre François Fillon la disparition du terme « mademoiselle ».

Dans un communiqué mardi, les associations « Osez le féminisme ! » et « les Chiennes de garde » se félicitent de cette circulaire, tout en prévenant qu’elles ne se satisferont « pas de simples déclarations » et exigeant des « résultats concrets ».

Elles invitent également « les entreprises et les organismes privés à suivre le mouvement en supprimant également ces termes de tous leurs formulaires ».

La ville de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne) avait annoncé la semaine dernière qu’elle bannissait le terme « mademoiselle » de ses formulaires.

AFP, 21 février 2012