Archives mensuelles : février 2012

Artificialisation des sols : peau de cerf contre pots de fer

Le bétonnage de la France s’accélère

Revue de web: l’artificialisation des sols touche l’équivalent d’un département français tous les sept ans, un mouvement qui s’aggrave et a un impact sur la biodiversité et l’agriculture.

La transformation des sols en lotissements, zones commerciales ou autres, au détriment des terrains agricoles et plus largement de la biodiversité, s’accélère, pointe Novethic.

Le site note que « les surfaces artificialisées occupent désormais 8,9% du territoire national selon l’Insee (2010) contre 5% quatre ans plus tôt. (…) entre 2000 et 2006, 90% des sols artificialisés proviennent de zones agricoles, et notamment celles détenant le meilleur potentiel agronomique, selon le commissariat général au développement durable (PDF) », cela au détriment de l’agriculture et de la biodiversité.

Novethic rappelle un rapport (PDF) du Centre d’analyse stratégique, paru en octobre, sur les « subventions publiques dommageables à la biodiversité ». Ce rapport soulignait:

« Le principal facteur de la perte de la biodiversité – ‘et de très loin’ -est ‘la destruction et la détérioration des habitats naturels et semi-naturels principalement sous forme d’imperméabilisation des sols par les routes, parking, entrepôts, etc.’ Car l’artificialisation des sols a de nombreuses conséquences environnementales. (…) en affectant leur usages et leurs fonctions, comme la production agricole, l’épuration des polluants, la régulation des eaux, etc, l’imperméabilisation des sols compromet, souvent définitivement, leur utilisation à des fins de production alimentaire ou non alimentaire. Outre la multiplication des trajets carbonés, l’artificialisation des sols peut aussi provoquer un déstockage de carbone rapide et conséquent. Les sols français auraient ainsi perdu 53 millions de tonnes de carbone sur la période entre 1990 et 1995 et 1999-2004, soit 1,7% de leur stock estimé. Sans compter que lors de catastrophes, telle que la tempête Xynthia, les conséquences peuvent être tragiques en termes humains… »

Novethic cite également la position de la FNE, qui dans son « Appel des 3000 pour un contrat environnemental », propose qu’une loi déclare « zéro artificialisation nette du territoire » d’ici 2025, en obligeant pour tout projet artificialisant de nouvelles terres à en désartificialiser l’équivalent.

Source: Vers une France bétonnée? – Novethic

Smartplanete.fr, 22 février 2012

ndPN : Illustration avec cette dépêche datée d’aujourd’hui, sur un cerf abattu parce que présent sur une autoroute. Repousser, endormir l’animal, ne semble même pas avoir été envisagé par les gestionnaires de la société d’autoroute. Le tort de ce cerf, c’est de s’être retrouvé au milieu d’asphalte et de bolides, sur cet espace où toit doit aller VITE, où toute vie autre que mécanique devient un incident à éliminer. Alors, ce sera l’exécution : rien ne doit entraver la marche de l’autoroute.

Un cerf sème la zizanie sur l’A28: l’accès est fermé, le cerf abattu

Un cerf qui avait semé la zizanie samedi après-midi sur l’autoroute A28 en traversant plusieurs fois les voies en pleine période de retours de vacances a fini par provoquer samedi soir la coupure de l’axe autoroutier et a été abattu, a expliqué dimanche la gendarmerie.

Les faits se sont déroulés sur l’A28 à hauteur de la commune de Rouessé-Fontaine (Sarthe), samedi.

Peu avant 16H00, deux cerfs sont signalés par des automobilistes mais « si l’un d’eux est rapidement sorti du domaine autoroutier, le second, qui a traversé plusieurs fois les voies dans les deux sens de circulation, a fortement perturbé la circulation, déjà dense en cette période de retour de vacances », selon les gendarmes.

Les perturbations ont duré « jusqu’à 20H00, heure à laquelle la circulation a été totalement coupée dans les deux sens » sur une petite partie pendant 15 minutes afin de « permettre aux fonctionnaires de l’office national de la chasse et de la faune sauvage d’abattre le cervidé », selon cette même source.

AFP, 26 février 2012

« En suspens » : une brochure contre l’institution scolaire

ndPN : Dans le contexte de la grève étudiante à venir, la brochure « En suspens », contre l’institution scolaire, a été publiée sur le site québecois de La Mitrailleuse.

Elle est consultable en intégralité ici (en pdf).

Quelques morceaux choisis…

Bref historique de l’école

Dans les premières civilisations, l’école a été intentée pour les scribes et autres fonctionnaires qui s’occupaient des rôles administratifs et religieux. Chez les anciens Grecs, l’école avait comme but de former les futurs soldats, avant qu’elle se transforme vers un enseignement, dispensé par les sophistes, de la philosophie et de la rhétorique pour les riches qui n’auront jamais à travailler.

Lorsque l’Empire romain pris de l’extension, l’influence des Grecs s’est répandue dans celui-ci et les écoles ont eu comme objectif la formation des futurs fonctionnaires. Le christianisme s’est développé dans l’enceinte de la civilisation gréco-romaine et ses pratiques éducationnelles ont incorporé l’intellectualisme grec et la sévérité romaine, mettant au premier plan le principe occidental de l’homme qui se penche devant la loi et qui se sacrifie pour un idéal.

L’école monastique est apparue au quatrième siècle. Les écoles cathédrales ont été créées au 11e siècle et l’enrichissement de leur programme jusqu’au 16e siècle a marqué la naissance des universités. Les écoles primaires chrétiennes du 17e siècle ont été fondées principalement pour christianiser le peuple et combattre l’oisiveté des pauvres.

C’est avec les Lumières que la discipline s’est retrouvée encore plus au centre du projet éducatif et c’est au 18e siècle qu’on commença à évaluer systématiquement les élèves, à organiser l’espace physique en rangées, à classer les élèves en groupes d’âge et à organiser une série de sujets à enseigner selon un ordre de difficulté toujours croissant. L’école républicaine nationale a été mise en place pour créer une citoyenneté plus homogène. On enseigne aux élèves qu’ils n’appartiennent pas à eux-mêmes, mais qu’ils sont plutôt la propriété de la nation.

Les partisans de l’école publique (les humanistes) étaient principalement intéressés à intégrer les masses dans la nouvelle économie industrielle et à disséminer les tensions sociales créées par une inégalité grandissante. Les enfants des prolétaires devaient se faire éduquer efficacement à l’économie capitaliste industrielle naissante : centralisation des décisions, notation individuelle, standardisation du programme scolaire et tenue vestimentaire obligatoire. L’éducation acquérait ainsi son caractère institutionnel. Ce développement, qui a pavé la voie pour la bureaucratie du 20e siècle, était devenu essentiel à la reproduction du nouvel ordre industriel et des relations sociales capitalistes.

C’est également au cours du 19e siècle (en 1871 aux États-Unis) que l’école a commencé à être perçue comme un moyen efficace d’assimiler et d’acculturer les Amérindiens à la société dominante blanche. Les enfants étaient littéralement arrachés de leur famille et séparés pendant des années, punis s’ils parlaient leur langue et humiliés de leurs traits autochtones. Les parents ont tenté de résister aux enlèvements et des enfants ont fui par milliers afin de retrouver leur famille.

Pour s’assurer de la loyauté des classes populaires, on créa un système d’éducation obligatoire pour tous. En 1900, la majorité des États américains avaient leurs écoles publiques et en 1915, les corporations dépensaient plus d’argent dans le postsecondaire que les gouvernements. La gestion du programme scolaire se fonde alors sur la gestion scientifique développée par Frederick W. Taylor (gestion par tâches). Après la Deuxième guerre mondiale, les différents gouvernements à travers le monde adoptaient comme objectif principal l’éducation primaire universelle. Dans les sociétés industrielles, l’éducation postsecondaire prenait de plus en plus d’importance vue la complexification des technologies de contrôle social et de la division du travail.

L’école comme institution sociale

L’école est une institution sociale qui intervient directement dans le processus de socialisation des enfants. La socialisation est définie comme le processus au cours duquel un individu apprend et intériorise les normes et les valeurs de la société à laquelle il appartient afin qu’il adopte des comportements sociaux spécifiques. Ce processus est nécessaire à la reproduction de l’ordre social. Une société hiérarchisée a besoin de l’école pour enseigner aux enfants la renonciation à leurs désirs et la soumission, pour que les enfants adoptent des comportements soutenant l’ordre établi. La socialisation scolaire est ce qu’on appelle une socialisation primaire et principale, puisqu’elle commence à un jeune âge et elle devient la principale influence sur l’enfant, supplantant la famille. La socialisation institutionnalisée est surtout le résultat d’une contrainte imposée par ses agents. Les interactions entre l’individu et son environnement social sont possible, mais elles demeurent sous la surveillance et le contrôle de l’État et des corporations puisque les interactions sans surveillance risqueraient de produire une transformation sociale radicale de la société.

En résumé, l’école est comme une pilule qui aide les gens à s’adapter à la folie de la société moderne. On y apprend l’asservissement à l’autorité et elle nous empêche de déterminer nous-mêmes la manière dont nous allons vivre notre vie. On ne fait pas des travaux d’école parce que cette expérience est enrichissante en soi, on ne le fait pas selon nos propres termes et modalités, on le fait parce que c’est ce qu’on nous dit de faire.

Ensuite, l’école impose une cadence qui régie notre vie (8h à 16h), nécessaire au modelage de futurs travailleurs dociles. Les parents, occupés à travailler, n’ont pas le choix d’envoyer leurs enfants à l’école et se réconfortent en croyant qu’ils obtiendront une éducation appropriée. Au lieu de vivre au rythme de sa communauté, d’apprendre à travers les activités quotidiennes et de contribuer au bien-être du groupe, l’enfant est encadré par l’État qui le façonne. Pour répondre aux exigences de la production, les parents obligent leurs enfants à se lever tôt pour les envoyer à l’école tandis que l’école se charge d’établir une discipline d’exploités soumis: elle punit les enfants parce qu’ils ne sont pas assis correctement, parce qu’ils parlent à leurs camarades de classe, parce qu’ils n’écoutent pas, parce qu’ils dorment sur leur bureau, parce qu’ils n’ont tout simplement pas envie de faire cette activité là à ce moment là. Dès l’école primaire, on s’ennuie et on se fait donner des ordres. L’école, tout comme la religion, la télé et les jeux vidéo, finira par tuer l’enfant. Elle tue la créature qui exprime librement tous ses désirs et ses frustrations pour le transformer en un mort-vivant, un adulte, constamment en train de gérer son futur – son parcours académique, sa carrière professionnelle, son REER, sa retraite, ses funérailles – et de renier le moment présent.

De plus, l’école impose un apprentissage d’une conception du monde correspondant à l’organisation hiérarchique du social et une uniformisation des connaissances. On y apprend qu’il y a une seule bonne façon de parler et d’écrire, une seule version de l’histoire, une seule bonne façon de s’exprimer en groupe. L’école s’assure que le futur adulte sera fonctionnel dans notre société, qu’il sera capable de répondre de manière appropriée à son patron, d’apprécier la culture de masse, de croire aux paroles des technocrates concernant leur sécurité et aux promesses des scientifiques quant à leur capacité de régler des problèmes environnementaux. Avec la fin du secondaire arrive le stress de la planification de notre future carrière, cours d’orientation professionnelle et rencontres bidons avec l’orienteur. Sans t’en apercevoir, tu te fais convaincre d’aller dans tel ou tel domaine, selon le besoin du marché.

Au sujet du rôle de l’école dans la société, l’analyse de Daniel Quinn est très éclairante. Dans son texte Schooling : The Hidden Agenda, il note qu’« [a]u sein de la matrice culturelle qui est la nôtre, tous les médias nous disent que l’école existent pour préparer les enfants à la réussite et à l’accomplissement de leur vie dans notre civilisation (et elle échoue pourtant) ». Réformes par-dessus réformes, l’école échoue toujours. Quinn tourne alors la question de sens : « Supposons que l’école n’échoue pas? Supposons qu’elle fait exactement ce que nous voulons qu’elle fasse ». Quelles sont donc ces choses qu’elle fait superbement bien?

Tout d’abord, elle fait une excellente job à maintenir les jeunes hors du marché du travail et prévient ainsi d’inonder le pays de millions de jeunes chômeurs à cause du manque d’emploi. Au lieu de tomber sur le marché du travail à l’âge de 12 ans, ils deviennent des consommateurs actifs, consommant des milliards de dollars de marchandises grâce à l’argent que leurs parents gagnent.

Lors de l’industrialisation des sociétés occidentales, les travaux agricoles requérant de moins en moins de bras, les jeunes flânaient dans les rues et ruelles des nouvelles villes industrielles; afin de les éloigner de la rue, quoi de mieux de les obliger à fréquenter l’école? Selon Quinn, la solution fut alors d’insérer de nouveaux éléments dans le programme scolaire pour le rallonger. On n’a jamais demandé aux enfants si c’était ce qu’ils voulaient ou avaient besoin de savoir, ou auraient jamais besoin de savoir. Ça ne faisait rien qu’une fois appris, tout soit immédiatement oublié, cela faisait passer le temps.

Après le krach économique de 1929, il est devenu nécessaire de tenir les jeunes hors du marché du travail aussi longtemps que possible. À la fin de la Seconde Guerre mondiale, on commença à dire que l’éducation devrait comprendre un passage au collégial, puis à l’université. Il faut leur donner toujours plus de poèmes à analyser, plus de pages d’histoire et de littérature à lire, plus d’équations à résoudre. Cependant, les jeunes continuaient de sortir de l’école sans connaître grand-chose de plus qu’au primaire il y a un siècle et n’étaient guère employables.

« Mais maintenir les jeunes hors du marché du travail n’est que la moitié de ce que l’école réussit superbement. À l’âge de treize ou quatorze ans, les enfants des sociétés aborigènes – les sociétés tribales – ont terminé ce que nous, de notre point de vue, appellerions leur « éducation ». Ils sont prêts à recevoir leurs « diplômes » et à devenir adultes. Dans ces sociétés, cela signifie que leur taux de survie est de 100%. Tous leurs aînés pourraient disparaître du jour au lendemain, il n’y aurait ni chaos, ni anarchie, ni famine parmi ces nouveaux adultes. Ils seraient en mesure de poursuivre leur vie sans problème. Aucune des compétences et des technologies pratiquées par leurs parents ne serait perdue. S’ils le voulaient, ils pourraient vivre tout à fait indépendamment de la structure tribale dans laquelle ils ont été élevés.

Mais la dernière chose que nous voulons pour nos enfants, c’est qu’ils soient capables de vivre de façon indépendante de notre société. Nous ne voulons pas que nos diplômés aient un taux de survie de 100%, parce que cela les rendraient libres de choisir l’option de sortir de notre système économique si soigneusement construit et de faire ce qui leur plaît. Nous ne voulons pas qu’ils fassent ce qui leur plaît, nous voulons qu’ils aient exactement deux choix (pour autant qu’ils ne soient pas déjà riche). Trouver un travail ou aller à l’université. (…) Pour cela, l’éducation nationale réussit cela sans faute. 99,9% de nos diplômés font un de ces deux choix. (…)

Donc, vous voyez qu’il n’y a pas d’échec de l’école, elle réussit juste d’une certaine façon que nous ne préférons pas voir. Produire des diplômés sans compétences, sans valeur de survie, et sans aucun autre choix que de travailler ou mourir de faim, ne sont pas les failles du système, ce sont les caractéristiques du système. Telles sont les choses que le système doit faire pour que les choses continuent telles qu’elles sont. »

[Moscou] Chaîne humaine contre Poutine sur seize kilomètres

Une chaîne humaine à Moscou pour ne pas laisser Poutine « entrer au Kremlin »

L’opposition russe a mobilisé des milliers de personnes dimanche à Moscou, constituant une chaîne humaine le long du boulevard circulaire autour du centre-ville avec pour slogan « Ne laissons pas Poutine entrer au Kremlin », à une semaine de la présidentielle du 4 mars.

Les militants d’opposition, se tenant par la main, constituaient une chaîne pratiquement ininterrompue le long de ce périphérique d’une circonférence de 16 kilomètres, ont constaté plusieurs Journalistes de l’AFP.

Beaucoup de participants portaient des rubans blancs à la poitrine ou d’autres emblèmes de cette couleur, choisie par l’opposition comme le symbole de la contestation depuis les manifestations de décembre.

La police de Moscou a estimé le nombre de participants à 11.000, l’opposition à 30.000.

Un des leaders de l’opposition libérale, Boris Nemtsov, s’est félicité de la réalisation de ce « cercle blanc » autour du centre de Moscou.

« Ne laissons pas Poutine entrer au Kremlin », a-t-il lancé, dans un reportage de la chaîne de télévision privée Dojd, un des rares médias à couvrir la manifestation.

Alexeï Navalny, un leader nationaliste et pourfendeur de la corruption, l’ancien champion du monde d’échec Garry Kasparov, engagé dans l’opposition libérale, l’écrivain Boris Akounine, le leader du Front de gauche Sergueï Oudaltsov ont aussi participé au rassemblement.

Les manifestants se tenaient par endroit sur le trottoir, ailleurs étaient descendus sur la chaussée, faisant des signes de la main aux automobilistes.

Nombre de voiture klaxonnaient en passant, certains conducteurs ralentissant pour faire des signes ou brandissant eux aussi par la fenêtre de leur véhicule des rubans ou écharpes blanches.

Des cars de police anti-émeute OMON étaient garés de place en place, ont constaté les Journalistes de l’AFP. Des hélicoptères se faisaient également entendre dans le ciel de Moscou.

« Nous sommes venus parce que nous n’acceptons pas les fraudes qui ont eu lieu lors des législatives en décembre (remportées avec près de 50% par le parti au pouvoir Russie unie, ndlr), nous ne voulons pas que cela se reproduise le 4 mars », a déclaré à l’AFP Mikhaïl, un participant de 22 ans.

« Les gens sont venus parce qu’ils espèrent que cette fois leur voix sera prise en compte », a dit un autre participant, également Mikhaïl, 48 ans.

« Nous voulons un gouvernement démocratique. Ce que nous avons en Russie s’appelle une dictature », a-t-il ajouté.

Selon l’agence Interfax, des manifestants pro-Poutine se sont rassemblés sur une portion du boulevard circulaire. « Poutine aime tout le monde! », disaient leurs pancartes ornées d’un coeur, selon l’agence.

La manifestation s’est achevée sans heurts. Une bagarre a cependant éclaté par la suite Place de la Révolution, près du Kremlin, où des militants d’opposition s’étaient rendus, selon Interfax.

Une autre manifestation a réuni dimanche environ 3.000 personnes à Saint-Pétersbourg, selon l’estimation d’une correspondante de l’AFP sur place.

Des manifestations ont également eu lieu dans d’autres villes de Russie, rassemblant notamment selon l’opposition plusieurs centaines de personnes à Ijevsk, Oufa, Saratov, Rostov-sur-le-Don, Tomsk, Kemerovo.

La présidentielle russe se tiendra le 4 mars dans un climat de contestation sans précédent depuis l’arrivée au pouvoir il y a plus d’une décennie de Vladimir Poutine, l’actuel Premier ministre qui ambitionne de revenir au Kremlin.

L’ex-agent du KGB, président de 2000 à 2008, est resté l’homme fort du pays après avoir laissé en 2008 la présidence à son subordonné Dmitri Medvedev, faute de pouvoir enchaîner plus de deux mandats consécutifs.

Les sondages lui accordent entre 50 et 66% d’intentions de vote, rendant probable son élection dès le premier tour comme en 2000 et 2004.

AFP, 26 février 2012

[Tours] Une famille à la rue

UNE FAMILLE A LA RUE !

L’ASE ET LE CONSEIL GENERAL DOIVENT L’HEBERGER

Une femme, un homme et un enfant de 3 mois sont à la rue depuis plusieurs jours à Tours. Ils ont été hébergés dans des conditions très spartiates quelques temps dans le fameux gymnase ouvert par la préfecture. Ce n’est pas possible que cette situation perdure. L’Aide Sociale à l’Enfance est dans l’obligation d’héberger des femmes ayant des enfant de moins de 3 ans. L’article 222-6 du Code de l’Action Social et de la Famille stipule : « Sont pris en charge par le service de l’aide sociale à l’enfance sur décision du président du conseil général [entre autres] Les femmes enceintes et les mères isolées avec leurs enfants de moins de trois ans qui ont besoin d’un soutien matériel et psychologique, notamment parce qu’elles sont sans domicile… »

En outre, l’ASE doit favoriser les relations familiales. A moins de considérer que le père d’un enfant ne fasse pas partie de sa famille, l’ASE doit prendre en charge tous les membres de cette famille. Sans doute l’ASE, qui est sous l’autorité du Conseil Général, n’est pas informée de cette situation. Nous allons y accompagner cette famille pour qu’une solution d’hébergement digne lui soit proposée.

Le Conseil Général est présidé par Marisol Touraine Cette ancienne strauss-kahnienne souhaite devenir ministre des affaires sociales et/ou de la santé si François Hollande est élu en mai. Actuellement, elle est Secrétaire nationale du PS aux affaires sociales. Elle fait partie de l’équipe de campagne de Hollande. Ainsi, elle est en charge des questions sociales, de santé, des personnes âgées et du handicap (tout un programme !). Ne serait ce qu’en matière de santé publique, il est plus que souhaitable que Madame la Présidente du Conseil Général demande à l’ASE qu’elle remplisse sa fonction et donc qu’elle héberge l’ensemble des familles dans les logements vides du Sanitas, par exemple.

RASSEMBLEMENT MARDI 28 FEVRIER A 9 H 30 DEVANT LA GARE DE TOURS.

POUR ACCOMPAGNER CETTE FAMILLE ET DEMANDER UN HEBERGEMENT DIGNE.

Tours, le 26/02/2012

SOIF D’UTOPIES soifdutopies@yahoo.fr 06 31 56 17 56

DAL 37 dal37tours@gmail.com 06 83 00 88 76

[Malaisie] Manifestation contre une usine de traitement de terres rares

Malaisie: manifestation contre une usine de traitement de terres rares

Des milliers de personnes se sont rassemblées dimanche en Malaisie pour protester contre une usine de traitement de terres rares, qui pose selon eux de sérieux risques pour la santé des habitants et pour l’environnement.

Manifestation contre l'usine de traitment des terres rares, le 26 février 2012 à Kuantan, Malaisie.

Manifestation contre l’usine de traitment des terres rares, le 26 février 2012 à Kuantan, Malaisie

Le groupe minier australien Lynas a presque terminé la construction de cette usine controversée, dans l’Etat de Pahang (est de la Malaisie), qui traitera des terres rares importées d’Australie.

Plus de 5.000 personnes, beaucoup vêtues en vert et agitant des banderoles sur lesquelles étaient écrit « Arrêtez la pollution, arrêtez la corruption, arrêtez Lynas », ont défilé dans la ville côtière de Kuantan, pour demander au groupe australien de cesser ses opérations.

L’usine sera ainsi une des rares structures dans Le Monde pour le traitement de terres rares, ces métaux indispensables à la fabrication de produits de haute technologie, qui vont des missiles aux téléphones portables, en passant par les voitures électriques et les éoliennes.

Le Conseil de licence pour l’énergie atomique de Malaisie avait accordé début février une licence provisoire pour l’entrée en activité de l’usine pour une période de deux ans, sous des conditions très strictes de sécurité.

« L’usine est dangereuse car elle produit une quantité énorme de déchets qui sont radioactifs », a déclaré dimanche Lee Tan, un des organisateurs de la manifestation.

Le dirigeant de l’opposition, Anwar Ibrahim, faisait partie des manifestants. Une de ses collègues, Fuziah Salleh, a estimé que le site devrait déménager « au milieu du désert ».

La police intervient fréquemment lors des manifestations dans ce pays, mais bien que largement déployées, les forces de sécurité ont laissé le rassemblement se dérouler.

Des manifestations de moindre ampleur se sont déroulés dans d’autres régions du pays, y compris à Kuala Lumpur.

Le site de Lynas avait été piraté et affichait le slogan « Arrêtez Lynas, sauvez la Malaisie ».

Le groupe australien assure que son usine opèrera selon de strictes consignes de sécurité et que les déchets radioactifs produits seront de faible intensité et sans danger pour l’homme.

A l’heure actuelle, 97% de la production de « terres rares » provient de Chine, qui ne dispose pourtant que d’environ un tiers des ressources mondiales et où l’extraction provoque de gros dégâts sur l’environnement et les populations.

Les pays acheteurs tentent depuis plus d’un an de diversifier leurs sources d’approvisionnement.

AFP, 26 février 2012