Archives mensuelles : mai 2012

[Poitiers] Préavis de grève des conducteurs scolaires d’enfants handicapés

Les conducteurs scolaires  » n’en peuvent plus « 

Alain Gautier a pris la tête de la révolte des conducteurs de la société Vortex qui emmènent au quotidien de jeunes handicapés à l’école.

Les hasards de vie ont fait d’un ingénieur commercial d’une grande entreprise pharmaceutique, un leader syndical à la tête d’une révolte de travailleurs précaires conduisant au quotidien de jeunes handicapés dans leur école spécialisée.

C’est l’histoire d’une rencontre avec un nouveau métier, de nouveaux collègues, un nouveau patron et de nouveaux petits « clients » si attachants. Le Poitevin Alain Gauthier a choisi de prendre un congé parental à la naissance de son troisième enfant. A l’échéance de trois années légales, il a repris une activité professionnelle il y a quatre ans. Un petit boulot dévolu aux gens de peu avec un maigre salaire (de 2.500 à 5.000 euros net annuel). Conducteur scolaire d’enfants des Clis (Classes pour l’insertion scolaire), il transporte au quotidien des mômes en difficulté scolaire souffrant d’autisme, dyslexie, troubles du comportement ou autre hyperactivité. L’ancien cadre supérieur s’est retrouvé plongé dans un nouvel univers impitoyable. « J’étais chouchouté, pourri gâté dans mon ancien métier. Aujourd’hui dans le transport, je découvre un truc effarant bien au-delà de ce que je pouvais imaginer. Mes collègues sont des gens vulnérables. Ce sont souvent des retraités ou des personnes assujettis au RSA. Le patron profite de leur désarroi, de leur misère, pour les tenir et les exploiter. Nous n’en pouvons plus. Nous étions tous isolés, j’ai voulu regrouper nos forces. Je me suis plongé dans la convention collective et j’ai découvert des choses incroyables. »

L’entreprise liée au conseil général jusqu’en juillet

L’entreprise Vortex est un des leaders du secteur en France. Basé à Lisses dans l’Essonne, ce transporteur spécialisé a remporté 20 des 80 marchés du conseil général qui lui a confié ce segment de service public jusqu’à la mi-juillet. « Un nouvel appel d’offres est déjà lancé », précise le service transport du Département. Le conflit social qui couvait est devenu ouvert. Le P-DG de Vortex Éric Heudicourt a été reçu à Poitiers la semaine dernière par le directeur des transports Jean-Luc Leberre. « Nous lui avons demandé de veiller à respecter ses engagements vis-à-vis des collectivités et de ses employés. » Connaissant une ascension fulgurante ces dernières années (la barre des 50 M€ de chiffres d’affaires pourrait être franchie lors de cet exercice), Vortex n’en est pas à ses premiers remous sociaux. Le dernier numéro du journal spécialisé à usage professionnel « Bus & car » consacrait un reportage au conflit qui a gagné l’agence de Marseille. Un mouvement qui ressemble bigrement à celui touche le Poitou aujourd’hui. Interviewé par nos confrères sur ses méthodes de management, Éric Heudicourt eut cette réponse ferme : « Nous ne sommes pas […] des esclavagistes du XXIe. C’est totalement faux. Mais nous ne ferons pas n’importe quoi pour acheter la paix sociale. »

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Préavis de grève

Devenu délégué national CFDT de Vortex, Alain Gauthier, qui a été lui aussi reçu la semaine dernière au conseil général, a « monté le son » histoire de faire entendre la voix de ses collègues de l’ex antenne d’Angers aujourd’hui mise en sommeil. « Notre collectif regroupe 40 chauffeurs de 7 départements. Le noyau dur est dans les Deux-Sèvres et la Vienne où 20 collègues nous ont rejoints. » Un préavis de grève pour le jeudi 24 mai a été envoyé mardi au PD-G de Vortex. Parmi les revendications, la fin de l’avance par les salariés des frais de carburants et la régularisation immédiates des avances dues ou encore le versement du salaire le 4 du mois. « Si les conducteurs mettent leur menace de grève à exécution, leur employeur est tenu d’assurer le service public de transport », indique le conseil général. Le collectif des conducteurs scolaires se réunit cet après-midi à Poitiers, à ce sujet.

Nouvelle République, Loïc Lejay, 19 mai 2012

[Châtellerault] Un chômeur prend trois mois de taule pour 60 litres de gasoil

NdPN : Ce mardi, un chômeur châtelleraudais en galère de thunes a mangé trois mois fermes de taule, ratant ainsi le mariage de ses filles.

Motif d’une telle décision, privant un homme de trois de sa vie, le confrontant à l’expérience traumatisante de l’enfer carcéral ? Le syphonnage d’un plein de gasoil, bref un « vol » de 70 euros, sur un camion d’une entreprise de transports de marchandises.

Rien ne prouvait que l’homme était en situation de récidive, et ses prochaines convocations au tribunal pour le même sujet ne font évidemment pas encore de lui un « coupable ».

Au-delà de ces détails de justice bourgeoise, le tribunal a encore une fois montré qu’il rendait une justice de classe. Se galérer au chômage, en être réduit à syphonner le camion d’une entreprise pour pouvoir rouler (et pourquoi pas retrouver ainsi du taf pour bouffer), subir le traumatisme de la taule, rater le mariage de ses gamines, c’est juste. « Mettre en difficulté » une entreprise en lui pompant trois bidons, c’est « inacceptable »

En résumé, la bourgeoisie oblige les pauvres à acheter le pétrole qu’elle vole aux pauvres, et engeôle les pauvres qui ne peuvent pas se le payer.

C’est’y pas merveilleux la justice ?

Le chômeur siphonne pour continuer à rouler

Châtellerault. Un quinquagénaire sans travail est parti trois mois en détention pour avoir siphonné des réservoirs de gasoil de camions.

Ses deux filles se marieront sans lui. José en pleure à chaudes larmes. Ce quinquagénaire châtelleraudais vient de partir pour trois mois en détention.

Il a été pris une nouvelle fois en flagrant délit, non pas les doigts dans le pot de confiture, mais avec un siphon à la main. José aspire le carburant à répétition. En l’espace de trois mois, il vient de se faire épingler à cinq reprises ! Son agenda personnel comportait déjà trois rendez-vous avec la justice entre le 6 juin et 6 juillet pour des faits qui se sont produits entre la fin février et le début avril. Des vols de carburants. Quand José s’est fait pincer une nouvelle fois, dans la nuit de lundi à mardi, le parquet s’est décidé à passer la vitesse supérieure : comparution immédiate. Deux vols sont reprochés à José. Le premier remonte au 1er avril dernier. Il est 21 h 45, José est surpris près d’un camion des transports Aubourg. Un frère du patron vient à son devant. José a travaillé là par le passé. Il lui fait remettre le contenu de son bidon dans le réservoir du véhicule. Il relève le numéro de la voiture de José.

«  Si j’avais un travail je ne le ferais plus  »

Une plainte est déposé le lendemain pour un vol de 200 litres de carburant. « Je venais juste de commencer », assure José. « Je n’ai pas volé 200 litres. » Les policiers n’avaient pas été avisés immédiatement et le contenu du coffre pas vérifié. Le deuxième vol date de la nuit de lundi à mardi. Les policiers châtelleraudais mènent un contrôle. Ils arrêtent José. Il leur paraît inquiet et il sent le carburant à plein nez. Quand il ouvre son coffre, les policiers découvrent trois bidons de 20 litres et un siphon dégoulinant de gasoil. José reconnaît qu’il vient de siphonner les 60 l dans un camion stationné à Vouneuil-sur-Vienne. « Le plus inquiétant, c’est quand même le contexte », relève le président Callen. « Vous avez trois convocations pour des faits identiques prochainement. Vous trouvez ça normal ? » « Si j’avais un travail, je ne le ferais plus ! C’est juste pour pouvoir rouler ! Je ne le ferai plus, je regrette », assure le quinquagénaire sans travail depuis décembre dernier. « On peut entendre que Monsieur connaisse des difficultés personnelles », concède le procureur, Charlotte Lecoeur, « mais la situation n’est pas acceptable, elle met aussi en difficulté des entreprises confrontées à de nombreux vols de carburant. » Elle requiert huit mois de prison, dont la moitié ferme avec mandat de dépôt et l’obligation de remettre son permis aux autorités. José s’était fait confisquer sa voiture lors d’un précédent vol. Là, il s’était fait pincer avec celle d’un copain ! « S’il ne peut pas rouler, il ne peut plus rien faire », relève Me Lidwine Reigné, avocate de José. « Trois bidons de 20 l, c’est un plein, 70 €. Faut-il vraiment l’envoyer en prison pour cela ? Et rien ne prouve qu’il a volé 200 litres. » Le tribunal a estimé que oui, à cause de la récidive. La peine plancher a été écartée. José est parti trois mois en prison. Il devra verser 280 € aux transports Aubourg.

Nouvelle République, 17 mai 2012

Tintin est poursuivi par la police de l’immigration

Bande Dessinée Tintin est recherché par la police de l’immigration

Un détournement de bande- dessinée de Tintin sur le thème de l’immigration et du racisme, publié dans le N°13 du journal « La Sulfateuse ».

Le lien vers le pdf de la BD :

http://www.fichier-pdf.fr/2012/05/17/tintinimmigration/tintinimmigration.pdf

le lien vers le numéro complet de La Sulfateuse :

http://myreader.toile-libre.org/uploads/My_4fb56199d8704.pdf

Bonne lecture à tous !

Indymedia Paris-IDF, 18 mai 2012

[Poitiers] Détournements de pub par les Déboulonneurs 86

Hier mercredi à Poitiers, les Déboulonneurs 86 proposaient une promenade antipub, à laquelle nous avons participé. Il s’agissait d’aller de rendre visite aux hideuses sucettes publicitaires qui jalonnent le centre-ville, pour discuter ensemble des détournements possibles, puis de scotcher sur ces totems de la marchandise des papiers annotés de formes diverses, peints ou écrits au marqueur.

Une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel, entamant une déambulation sympathique, en compagnie d’une participante revêtue pour l’occasion d’une jolie robe en prospectus publicitaires.

Sous bonne escorte d’une demi-douzaine de flics notant scrupuleusement les phrases écrites, le cortège s’est arrêté un moment, en soutien à des personnes que les flics dégageaient du porche de Notre-Dame pour « chien non tenu en laisse », prétexte habituel pour harceler les sans-logis et mal-logé-e-s de Poitiers.

Onze sucettes publicitaires ont finalement été détournées. Des gens se sont arrêtés pour prendre le temps de regarder ces oeuvres éphémères, et lire le tract des Déboulonneurs qui était scotché à chaque fois dans un coin (lire ci-après).

Un papier est aussi paru aujourd’hui dans la presse locale (voir ci-après).

Pavillon Noir

Mise à jour – Photos

Certains détournements étant mal visibles sous ce format miniature, cliquer sur les photos pour les voir au format original.

Tract des Déboulonneur-euse-s 86

STOP LA PUB !

La publicité nous pollue

à plusieurs niveaux. Elle dévore d’énormes quantités de papier, dont la récupération et le traitement sont essentiellement facturés aux contribuables. Elle est aussi très énergivore : un seul panneau publicitaire tournant équivaut à la consommation annuelle d’un foyer de quatre personnes !

La publicité nous harcèle

pour nous faire rentrer dans le moule étouffant et uniformisant de la consommation, de l’ostentation et de la réussite. Dès le plus jeune âge, nul ne peut tenter de s’en extraire sans se sentir culpabilisé et marginalisé. L’un des exemples le plus frappant est l’image donnée des femmes, tenues d’être jeunes, minces, maquillées et richement parées. Comme aux Cordeliers, avec ce logo de «la Poitevine» rousse, consommatrice de l’enfance à l’âge adulte, pour «l’anniversaire» de laquelle des étudiantes distribuaient des tracts, revêtues de perruques rousses pour coller au «modèle».

La publicité inonde insidieusement

nos lieux de vie, avec sa propagande héritée des régimes totalitaires, alors que l’espace public nous appartient de droit. La décision démocratique sur les emplacements voués à la publicité nous échappe complètement.

La publicité n’est ni une culture

, ni une expression libre : monopolisée par les diffuseurs et les riches, elle ne tolère aucun dialogue, elle répond par la répression à quiconque émet une critique contre le système qu’elle sous-tend. Les condamnations lourdes et répétées de militant-e-s antipub, obtenues à Poitiers par Decaux, démontrent bien que la publicité est une monopolisation violente de la (pseudo) liberté d’expression Elle n’est qu’une  colonisation des esprits.

La publicité n’est pas que le spectacle

du capitalisme, elle en est la condition essentielle. La concurrence et la recherche du profit maximal supposent l’alignement de la demande sur une offre définie par un productivisme effréné, qui n’a plus aucun sens social. Cette société de fausse «abondance» implique qu’une minorité se gave, tandis que l’immense majorité tente de poursuivre un miroir aux alouettes, et qu’un milliard de personnes crèvent de faim et tentent de survivre au beau milieu de ses déchets.

Sur Poitiers, la municipalité collabore

à l’envahissement publicitaire, et prend fait et cause pour Decaux dans les procès qu’il intente aux militant-e-s antipub. Les panneaux d’affichage libre sont absents du centre-ville alors que les «sucettes» publicitaires et les panneaux lumineux y prolifèrent. «Coeur d’agglo» est typique d’un projet social où la population est considérée comme du bétail à tondre.

La désobéissance civile

, comme pour la lutte des faucheurs contre les OGM ou des salariés contre les licenciements, est un moyen de nous défendre et de défendre l’intérêt général. Par des actions antipub assumées et publiques, nous revendiquons avant tout le droit pour tou-te-s de se ressaisir de l’espace public, de lui redonner un sens plus solidaire et plus humain.

Collectif des Déboulonneurs 86

Pour que la pub ne fasse plus partie du paysage

Les antipub sont de retour à Poitiers. Le collectif “ les déboulonneur-euse-s ” ont pris pacifiquement pour cible les sucettes publicitaires du centre-ville.

Ça n’est pas sans humour que les « Déboulonneur-euse-s » Poitiers ont frappé, ici rue du Marché Notre-Dame.

Trois mois après avoir relancé leur mouvement, les « Déboulonneur euse-s » de Poitiers sont passés « à l’attaque », hier en fin d’après-midi avec pour seules armes du ruban adhésif, plusieurs mètres de papier, des ciseaux et quelques feutres ! Une petite vingtaine de « Déboulonneurs » a pris pour cible les sucettes publicitaires et les abris de bus de l’hyper centre de Poitiers. Et ce sont précisément les slogans qu’ils ont détournés et enrichis de bulles. A ne pas confondre avec l’action des antinucléaires (les « éteigneurs » de sucettes), le 17 mars dernier, cette déambulation – suivie par une demi-douzaine de policiers – a conduit le petit groupe, rue du Marché, place Notre-Dame avec la volonté d’inciter les Poitevins « à se réapproprier l’espace public, colonisé et confisqué par la publicité ». Ils n’ont forcé aucun des supports publicitaires et ne les ont pas badigeonnés de peinture. Leur action se voulait « poélitique », sympathique pour dénoncer la publicité qui, expliquent-ils dans un tract, « pollue », « harcèle », « qui n’est ni une culture, ni une expression libre ». « Notre objectif, explique Sylvain, est de susciter un débat citoyen, de faire prendre conscience aux habitants que l’espace public leur appartient. Nous voulons que les gens sachent que la somme que rapporte cette publicité à la Ville est dérisoire. Nous souhaitons provoquer le débat et à terme interpeller les élus municipaux pour un Poitiers sans pub. Avec un euro supplémentaire par contribuable, on se passerait de publicité à Poitiers ! » L’invitation lancée à ce qu’ils ont eux-mêmes appelé « promenade antipub » n’a guère trouvé d’échos auprès de Poitevins pressés de regagner leur domicile et d’entamer, pour un certain nombre d’entre eux, un long week-end comme ces trois étudiantes rencontrées, rue de l’Université que l’action n’a pas convaincues. « Les pubs, à force d’en voir, on ne les voit plus tout simplement. Elles font partie du paysage, c’est tout. »

Nouvelle République, Sylvaine Hausseguy, 17 mai 2012

[Ingrandes – 86] La lutte des Fondeurs paye, sept licenciements évités

Fonderie Alu : soulagement après l’ultime négociation

Ingrandes (Vienne). Sept licenciements secs ont été évités lors d’une dernière négociation. Le nombre de licenciements s’élève donc à 53.

Il est grand, il est costaud et visiblement un peu tourneboulé. D’ailleurs, il préfère ne pas répondre aux questions des journalistes, trop ému pour le faire. Comme six autres de ses collègues, il a bien failli ne pas revenir dans son entreprise le jour même. Sept licenciements non-volontaires étaient en effet programmés jusqu’à hier à la Fonderie du Poitou aluminium au milieu des soixante prévus. Un paradoxe quand on se souvient que cent trente personnes s’étaient manifestées pour quitter l’entreprise. Mais, se défendait la direction, les sept personnes incriminées occupaient des postes dans des services peu fournis et difficilement remplaçables.

C’était le dernier écueil pour clore une page conflictuelle ouverte au mois de juillet dernier. Toute la matinée et le début d’après-midi, direction et syndicats se sont donc rencontrés pour une ultime négociation. Un dernier round qui s’est conclu par une décision du P-DG de Saint-Jean Industries lui-même, Émile Di Serio qui, par téléphone, a accepté de réintégrer ces sept salariés. Ce ne seront donc plus 60 mais 53 licenciements qui auront finalement lieu.

«  Un beau geste  »

Un réel soulagement pour le personnel et les syndicats. « Ça fait un moment que je venais en marche arrière, l’ambiance avait beaucoup changé », explique ainsi Christian Gigault, partant après 31 ans à la Fonderie et partant le jour même. « Je vais rentrer dans l’entreprise, chercher mes bleus de travail, dire au revoir aux copains, et voilà. » Il a tout de même prévu de revenir pour arroser ça. Un qui l’arrosera aussi, c’est Éric Bailly. Le secrétaire du comité d’entreprise a en effet dû batailler jusqu’à la dernière minute pour obtenir la réintégration de ces sept collègues. « Ça clôture de manière satisfaisante cet ultime combat de ces onze derniers mois particulièrement difficiles. C’est en tout cas un beau geste de Saint-Jean Industries. »

A voir en vidéo sur lanouvellerepublique.fr et centre-presse.fr

à suivre

Forcément des mécontents

C’est le paradoxe de ce conflit hors normes. Au final, beaucoup de ceux qui voulaient partir seront contraints de rester. Une situation pas évidente après de longs mois de conflit qui ont usé les plus vaillants et qui ont miné l’ambiance au sein des ateliers. D’ailleurs, certains ne le cachent pas : il faut s’attendre à d’autres départs dans les prochains mois. « Certains sont en congé sabbatique, on ne les reverra pas. » On n’a donc peut-être pas fini de parler de la Fonderie alu.

Nouvelle République, Laurent Gaudens, 17 mai 2012