[Notre-Dame-des-Landes] Infos du 25 novembre

9h45

Toujours sur le point info du jour :

Hier soir, en même temps que le gouvernement annonçait l’ouverture de négociations et une « commission de dialogue », les flics sont revenus en masse pour gazer les résistant-e-s, sur les barricades du chantier de reconstruction, côté du chemin de Suez. Ils tiennent le carrefour de la Saulce et ont cassé des barricades dans la nuit et sont stationnaires. Des renforts de flics sont arrivés. Trois arrestations cette nuit, une personne liberée, et pas de nouvelles des deux autres.

Bref tu parles d’un recul du gouvernement ! A ce sujet, plusieurs pontes des Verts se sont félicités de cette ouverture au « dialogue ». Arf, arf…

Beaucoup plus pertinente à notre sens, cette petite compilation de revendications des résistant-e-s de la ZAD.

Retour sur la chaude journée du 23 ici. Un témoignage de celle du 24 .

Nous espérons avoir des interventions depuis la ZAD en direct sur Radio Libertaire, ce dimanche 25 (émission La Plume noire 15 H 30 – 17 H) :  vers 16 H 45. Lundi 26 (émission Trous noirs 16 H – 18 H) :  vers 17 H 45. Mardi 27 (émission Voix de l’anarchisme international 14 H 30 – 16 H) : vers 15 H 30.

Une vidéo envoyée par la conf paysanne (merci aux Alternatifs 86 !)

Après les nombreuses actions d’hier, de nouvelles actions de solidarité sont prévues, notamment à Avignon ou à Lyon. A Saint-Affrique (Aveyron), suite à l’occupation de la mairie PS (infos ici), « les 2 copains ont été libérés ce soir, ils sont convoqués au tribunal le 5 mars pour « avoir à Saint Affrique résisté avec violence au capitaine Crochet, en l’espèce capitaine de gendarmerie commandant de la communauté de brigade de Saint Affrique » si si il s’appelle bien capitaine crochet c’est pas une blague ! zad partout ! courage a vous tous ! résistez ! »

11h20

Des gendarmes mobiles dans la forêt, pour l’instant pas d’attaque mais vigilance… L’hélicoptère tourne. Le pique-nique a commencé, avec pas mal de monde !

Plein de messages de soutien sympathiques, ici.

13h

Bon, le pique-nique se passe bien et c’est la fête. Ramassage de cartouches en forêt et reconstructions en cours. Des fourgons s’approchent néanmoins. A Nantes, 18h : manifestation devant la Préfecture en soutien à la Zad. Un témoignage sur la manif d’hier ici.

Article du Parisien sur les interventions policières de cette nuit.

Appel du GAB 44 à des opérations escargots partout ! Et une nouvelle action de solidarité à Lons-le-Saunier, contre le local PS.

Un communiqué qui rend compte de la violence policière sur la ZAD :

Depuis Notre-Dame-des-Landes COMMUNIQUÉ DE L’EQUIPE MEDIC 24 NOVEMBRE 2012

Depuis des semaines d’occupation et de harcèlement policier et militaire, alors que nous continuons à défendre la zone du bétonnage programmé, nous avons atteint aujourd’hui, samedi 24 novembre, un pic de violence avec une centaine de blessé.e.s, dont une trentaine graves pris en charge à l’infirmerie de l’équipe medic établie à la Vache rit, l’une des nombreuses équipes de soins sur la zone. On dénombre une vingtaine de personnes touchées par des éclats de grenades assourdissantes, aux jambes, aux bras, à la lèvre, au bas ventre. Ces bouts métalliques ou plastiques entrent dans les chairs, on peut rarement les extraire, et ils restent souvent à vie. Les grenades assourdissantes sont censées être utilisées selon un protocole précis : notamment en cas d’encerclement des forces de l’ordre, et en direction du ciel, ce qui n’était clairement pas le cas aujourd’hui. Les gendarmes mobiles les utilisent de façon à ce qu’elles explosent à côté ou sur les manifestants, provoquant des blessures graves. Une personne a été touchée au bas ventre par un éclat d’une de ces grenades offensives, provoquant un gros hématome et des lésions internes. On constate chez deux personnes 10 impacts chacune dans les jambes. Une personne risque de perdre son oeil droit. On constate également une plaie au tympan due à un tir de grenade, provoquant une surdité brutale. Suite à des tirs tendus de flashball, on dénombre quatre blessures au thorax, avec fractures de côtes et état de choc, de multiples blessures aux jambes et aux mains, une blessure hémorragique au visage. Et de nombreux.ses autres blessé.e.s. Il était difficile d’évacuer les blessé.e.s les plus graves par ambulance ou par véhicule particulier suite aux différents barrages de police. Ces scènes de défilé ininterrompu de blessé.e.s du matin au soir ravive dans nos mémoires le souvenir de l’action de masse contre les pylônes THT (Très Haute Tension) dans la Manche le 24 juin 2012 pendant laquelle les forces de l’ordre ont fait l’usage démesuré des mêmes armes, faisant plus d’une vingtaine de blessé.e.s en une heure. L’habituelle stratégie de frapper fort celles et ceux qui résistent à leurs plans de destructions ne semble pas fonctionner ici à Notre-Dame-des-Landes. La force et la détermination est bien vive sur les visages. Nous ne lâcherons rien.

Un peu d’histoire ici, très instructif !

Et une analyse de la situation ici.

19h40

Les constructions vont bon train à la Chat Teigne, avec cet après-midi 200 personnes et 40 tracteurs qui les ont rejointes ! Les gendarmes mobiles continuent de grenouiller autour de la ZAD, « les flics sont rentrés chez des particuliers au carrefour de la Saulce pour enlever les banderolles dans le jardin ». « Les mobiles sont partis du carrefour des Ardillères. Tous semble calme dans la nuit mais on nous signale quand même des petits mouvements à droite à gauche. Pendant ce temps beaucoup de monde s’affaire à la Chat Teigne et se prépare à passer la soirée et dormir dans ce nouveau lieu de résistance ».

INFO LEGAL TEAM : 9 personnes ont été arrêtées hier, 6 ont été relâchées dans la nature à l’extérieur de la ZAD après des contrôles d’identité, 1 a été placée en garde à vue et relâchée ce matin après classement sans suite de son dossier. Les deux personnes arrêtées nues au niveau du rosier hier sont convoquées lundi pour exhibitionnisme sexuelle (chef d’inculpation considéré comme un délit pouvant entraîner un fichage à vie !). Leur démarche visait seulement à montrer la vulnérabilité des manifestants face aux armes des forces de l’ordre.

A Nantes, entre 15h et 16h : « le collectif d’élus CéDpa (Collectif d’Elus Doutant de la pertinence du Projet d’Aéroport de Notre-Dame-des-Landes) invite la population à venir soutenir son action en cours devant la préfecture de Nantes. Ils demandent un rendez-vous à M. le préfet pour obtenir l’arrêt complet des opération policières sur le terrain, préalable nécessaire à toute ouverture de dialogue. A cette fin, les élus [NdPN : 70 élus selon le Figaro], en sitting devant la préfecture, se sont enchaînés aux grilles du bâtiment. » Une délégation d’élus a été reçue par le préfet.

Demain lundi à 11h à la Chat Teigne, conférence de presse. « L’Acipa, principale organisation d’opposants, a appelé à une nouvelle mobilisation lundi matin dès 5h, pour «protéger les cabanes réoccupées» et éviter une nouvelle expulsion par les forces de l’ordre ».

Un récit en BD de la journée du 17 ici.

Concernant les actions de solidarité (des actions, pas de vagues soutiens moisis comme celui de l’UDI du droitier Borloo), le PS porte plainte à Reims après tags du 18 novembre dernier sur son bureau de section. Dans la nuit du 24 au 24 à Niort, la fédération du PS a aussi été taguée.

Sinon deux photos du rassemblement de soutien de vendredi à Poitiers :