[Afrique du sud] Un hameau résiste contre des projets miniers

Un hameau entre en résistance contre l’industrie minière

AFRIQUE DU SUD • Des projets miniers menacent les cours d’eau et les nappes phréatiques près de Groot Marico. Le village et une quinzaine d’organisations se mobilisent, pour l’instant avec succès.

«Ce village est si petit! Il n’existe même pas officiellement en tant que municipalité. Pourtant nous avons les compagnies minières sur le dos!» Santa van Bart, son mari Egbert et toutes les communautés résidant dans les environs sont sur le pied de guerre depuis plus d’un an. Le hameau de Groot Marico, dans la province du nord-ouest en Afrique du Sud, nommé d’après la rivière qui prend sa source à quelques kilomètres de là et jadis rendu célèbre par l’écrivain Herman Charles Bosman, est au centre des convoitises du secteur minier.

La situation que connaît cet endroit, près de la frontière avec le Botswana, fournit un des exemples les plus frappants des problèmes qu’engendre la politique de développement économique rapide, basée sur le secteur minier, adoptée par le Congrès national africain (ANC). Ce tournant macro-économique remonte à l’adoption du plan néolibéral approuvé, sous Nelson Mandela en 1996, à l’initiative de Thabo Mbeki, alors vice-président.

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Le Courrier, Laurence Mazure, 7 janvier 2012

La suite ici :

http://www.lecourrier.ch/un_hameau_entre_en_resistance_contre_l_industrie_m

[Nancy] Un compte-rendu de la manif antifa du 5 janvier

Bilan de le manif anti-fasciste le jeudi 5 Janvier à Nancy

De Paris, de Lille, d’Arras ou encore de la Belgique, des militant-e-s antifasciste sont venu-e-s soutenir la Faction Est de Nancy ce Jeudi 5 Janvier 2012 au soir pour une contre-manifestation (officieuse) face aux identitaires !

Cette action a regroupé entre cinquante et soixante personnes du côté antifasciste, contre une petite trentaine voir moins du côté de l’extrême-droite, le chiffrage du groupe raciste ayant été difficile face à un déploiement de la police d’État très important pour l’évènement (on a dénombré 9 camionnettes, sans compter les autres dispositifs près de la mairie) !

Le contact des deux groupes a donc été impossible, mais de cours affrontement ont eu lieu avec les lignes de CRS. Le bloc, après avoir marché quelques minutes du point de rassemblement au lieu de la manifestation, s’est vu bloquer le chemin, après le chant de slogans antifascistes (par la suite anti-police), une banderole a été déployée (à l’envers comme nous l’a fait remarqué un flic), puis nous avons avancé et commencé à tenter de faire reculer les CRS. Ceux-ci ont dès lors gazé et matraqué, ils ont mis sur le carreau de nombreuses personnes (dont les brûlures aux visages se sont fait encore sentir un jour après, nous laissant deviner des gazeuses à poivres et CS) et faisant un blessé à la tête (qui rejoindra l’hôpital à la fin de manifestation avec peut-être un traumatisme crânien…).

La possibilité pour passer étant très faible, la décision a été prise de faire une marche dans la ville. Cela afin d’une part d’éviter de rester dans un endroit trop fermé, et d’autre part pour limiter le nombre d’arrestations en allant dans des endroits permettant plus de solutions ou de protection. A ce titre des projectiles ont été pris pour permettre la mise à l’écart de la police politique française qui, pendant que les CRS étaient en train de remonter dans les camions sans qu’on ne le sache, on continué d’avancer vers nous à 10 ou 15 mecs de la BAC, voiture à l’appui derrière et dont un flasball à la main.

Des rues ont été partiellement bloquées le temps de notre passage, banderole tendues, et vers les dernières minutes des poubelles renversées sur la route pour ralentir la progression des baqueux et par la suite des fourgons de CRS revenus à la charge… Entre temps, la police est passée de l’humour aux insultes et surtout au mode « chasse à l’homme ». L’arrivée à un pont a sonné la charge de la BAC contre le groupe qui a décidé de de disperser, et à ce moment trois personnes ont été arrêtées plus ou moins délicatement…

On notera que cette police fait, sans remords, appel aux fachistes pour attraper les antifa qui se sont dispersé-e-s dans la ville pour se regrouper dans un appartement afin de faire un bilan de l’action et de la situation. Avec l’arrestation d’un jeune nancéien mineur relâché assez rapidement, d’un belge relâché un peu moins de 24h après les évènements (qui se sont déroulés vers 18h30- 19h00), et d’un vosgien dont je n’ai pour ma part aucune nouvelle, mais il a surement été libéré en même temps que notre camarade de Belgique.

Les RG ont comme d’habitude pris des photos et filmé, ainsi que deux tiers personnes qui, j’espère, auront l’intelligence de ne pas poster nos visages sur le net pour aider la police… Cher-e-s con-citoyen-ne-s, ils/elles ne vous donneront rien en échange, pas de sous pour vous et seulement plus de misère pour nous alors un acte solidaire aujourd’hui !

A la liberté, au respect, à la tolérance, à l’égalité, et à tous nos espoirs pour une société meilleure !

Merci à T d’Arras pour la rédaction et sa présence sur les lieux

Groupe d’Arras et Bethune

Blog du groupe de Béthune, 7 janvier 2012

[Patras, Grèce] Les flics incendient un campement de migrants

Patras, Grèce : Les flics incendient un campement de migrants

Le jeudi 5 janvier 2012 à 7h du matin la police a pénétré dans l’ancienne usine de Peiraiki-Patraiki, dans la ville de Patras, où s’abritaient des dizaines de migrant-e-s et de réfugié-e-s. Les porcs en uniforme ont frappé les gens qui dormaient dans les ruines, déchirant et brûlant les papiers de tous-tes et arrêtant probablement plus de 50 personnes (le nombre exact n’a pas encore été confirmé).

Avec l’aide des fonctionnaires de l’Organisation du Port de Patras (ce bâtiment appartenant à cette organisation) et probablement avec des fonctionnaires de la ville, les flics ont réunis tous les vêtements, les couvertures, les matelas, les chaussures et le reste des objets des migrants en tas et y ont mis feu. Les flammes se sont propagées à plusieurs pièces et d’autres bâtiments proches, laissant certains complètement brûlés. Comme ont informé les migrant-e-s, il y avait deux bus pleins de personnes séquestrées, dont l’un a été transféré, selon d’autres informations, à Athènes.

A 18h il y a eu un rassemblement et une marche de solidarité avec les migrant-e-s et les refugié-e-s otages de l’État dans les rues principales de Patras. En ce moment, il y a un besoin urgent de couvertures, de matelas, de chaussures, d’une batterie de cuisine et d’aliments. Depuis le 6 janvier à 17h, les portes de l’espace occupé Parartima au croisement des rues Korinthou et Aratou  seront ouvertes pour recevoir les biens de première nécessité.

Depuis le 6 janvier à 17h, les portes de l’espace occupé Parartima au croisement des rues Korinthou et Aratou seront ouvertes pour recevoir les biens de première nécessité.

Il faut souligner que le 22 décembre 2011 près de 400 personnes, en majorité des migrants, sont descendues dans les rues de la ville en une manifestation de répudiation de l’opération policière du 20 décembre dans la zone de Rio, à Patras, durant laquelle un jeune afghan de 16 fut gravement blessé.

Plus d’info vont suivre.

Source et plus de photos ici (Indymedia Athènes)

Traduit du grec par Contra Info, 6 janvier 2012

[Bruxelles] Incendie volontaire au Palais de Justice

Bruxelles – Incendie volontaire au Palais de Justice

BRUXELLES – Tard l’après-midi, à deux endroits différents, le feu a été bouté à l’intérieur du Palais de Justice de Bruxelles. Les deux foyers d’incendie se trouvaient à la deuxième étage, dans et proche aux archives de la greffe du tribunal correctionnel.

Les pompiers sont descendus massivement sur place (12 camions) et ont mis plus de 3 heures à faire leur boulot. Le Palais était couvert d’une fumée épaisse. Les dégâts à l’énorme bâtiment ne semblent pas trop grandes, mais un grand nombre de dossiers et de papiers ont brûlé. D’un nombre non-connu de dossiers judiciaires, il n’y aurait pas de copie digitale, ce qui provoquera des grands problèmes pour les procès prévus.

L’origine criminelle de l’incendie a été confirmé quelques jours après l’incendie par le Parquet, qui a également spécifié que les dégâts seraient plus grands de ce qui a été pensé jusque-là.

Brèves du Désordre, 6 janvier 2012 – compilé de la presse du 3 janvier 2012

[Union de la Mafia Présidentielle] La Comtesse Dracula de Nagy-Bocsa suce le sang des séropositifs

[Union de la Mafia Présidentielle] La Comtesse Dracula de Nagy-Bocsa suce le sang des séropositifs

Posted on 7 janvier 2012 by juralib

Lorsqu’on entend parler de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, c’est surtout au sujet de sa fondatrice, mais qu’en est-il de ses activités ? Marianne publie cette semaine une grande enquête de Frédéric Martel : à y voir de plus près, l’action de la première Dame de France soulève quelques questions et prend même des allures de scandale international…

Si l’on connaît bien Carla Bruni, on connaît mal Carla Bruni-Sarkozy. Depuis 2008, la Première Dame de France fait beaucoup parler d’elle, mais personne ne sait vraiment comment elle agit. À la tête de la Fondation Carla Bruni-Sarkozy, elle est plus que discrète et aucune enquête sérieuse n’a été faite à ce sujet. On ne sait pas, par exemple, que la fondation ne s’intéresse qu’à la culture et à la lutte contre l’illettrisme — et pas du tout à la lutte contre le sida, dont Carla Bruni-Sarkozy parle pourtant souvent.

C’est qu’elle est aussi, et officiellement, ambassadrice de la lutte contre le sida, nommée à ce titre, bénévolement, par les Nations Unies (au titre du Fonds mondial de lutte contre le sida, d’ONU-sida et de l’Unicef). Enfin, Carla Bruni-Sarkozy entretient tout un réseau d’amitiés, ce qu’on peut appeler le « petit monde de la villa Montmorency », la résidence ultra luxueuse du XVIe arrondissement de Paris, où se trouve son hôtel particulier dans lequel elle vit, durant la semaine, le plus souvent avec le président Sarkozy.

Au terme d’une enquête de plusieurs mois aux Nations Unies et dans plusieurs pays, Frédéric Martel révèle dans Marianne les dysfonctionnements et le mélange des genres auxquels aboutit l’action — et l’inaction — de Carla Bruni-Sarkozy dans sa fondation et son comportement en tant qu’ambassadrice de la lutte contre le sida.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1325894353.jpgLa Comtesse Dracula de Nagy-Bocsa et Julien Civange en Tunisie le 29 avril 2008

En devenant philanthrope d’État en 2009, à la tête de sa fondation contre l’illettrisme et comme ambassadrice contre le sida, Carla Bruni-Sarkozy avait de bonnes intentions. Et semblait sincère, surtout en matière de lutte contre le sida (son frère aîné est mort de la maladie). Mais deux ans après sa création, sa fondation est dans l’impasse. Ses actions concrètes contre le sida sont rares. Pire, Carla Bruni-Sarkozy, révèle Marianne, est au centre d’un scandale international : 3,5 millions de dollars ont été versés par le Fonds mondial de lutte contre le sida, en marge de la légalité, et sans appel d’offre, à la demande de la première Dame, à plusieurs sociétés d’un de ses amis. Le musicien et chef d’entreprise Julien Civange est à la fois le principal conseiller de Carla Bruni-Sarkozy, il est officiellement dans l’organigramme de sa fondation et a un bureau à l’Élysée (où Marianne a pu joindre et être rappelé par sa secrétaire). Il fut le témoin de mariage de Carla Bruni-Sarkozy.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1325894735.jpgLa Comtesse Dracula de Nagy-Bocsa et Michel Kazatchkine au Salon du livre de Paris, le 18 mars 2011

Révélée au conseil d’administration du Fonds mondial à Accra, au Ghana, fin novembre 2011, cette affaire vient de coûter sa place à un ambassadeur français, le professeur Patrice Debré, qui vient d’être démissionné par Sarkozy. Le directeur général du Fonds mondial de lutte contre le sida, Michel Kazatchkine, vient d’être officiellement écarté aussi, à la demande d’Hillary Clinton même si sa démission réelle ne devrait intervenir que les 21 et 22 mai 2012 — soit après le deuxième tour des présidentielles. Nicolas Sarkozy est intervenu en ce sens, au plus haut niveau à Washington.

COMPLÉMENT D’ENQUÊTE
L’enquête est publiée dans le numéro 768 de Marianne en kiosque demain 7 janvier et en version électronique à partir de 18h.

Leur presse (Marianne, 6 janvier 2012)