[Poitiers] Revue de presse sur le squat de l’Etape

POITIERS Squat rom à L’Étape : les écologistes interpellent le maire et le préfet NR 18/04/2013

Les écologistes viennent de réagir à la situation du squat installé dans les locaux de l’ancien foyer l’Étape (voir notre édition d’hier). Plusieurs familles de Roms l’occupent. La mairie de Poitiers, propriétaire des lieux, a lancé une procédure en vue de leur expulsion. Le groupe Europe Écologie Les Verts demande à Alain Claeys de l’annuler ou au préfet d’ordonner la réquisition des bâtiments. Il demande également qu’une association reconnue d’utilité publique s’occupe de ces familles.

Squat rom : un foyer à réactions NR 19/04/2013

Mardi, la mairie de Poitiers annonçait qu’elle ne parlerait pas du squat par des familles roms de l’ex-foyer L’Étape tant que la justice ne se serait pas prononcée sur la question.

Elle a finalement changé de tactique, hier, via un communiqué signé par trois élus (1) après la prise de position et l’interpellation lancée par les élus écologistes (notre édition d’hier).
Le communiqué rappelle que lesdits élus avaient voté sans réserve, le 25 mars dernier, la vente de ces locaux qui ne répondent plus aux normes applicables à ce type de site d’hébergement.

Un appel lancé

La mairie relève que l’hébergement d’urgence ne relève pas de sa compétence, mais de celle de l’État. Et indique qu’elle ne peut laisser quiconque occuper illégalement un bien qui lui appartient, sans pour autant évoquer la procédure d’expulsion lancée.
Enfin, les trois élus notent que ces familles occupent des locaux potentiellement dangereux. Une situation signalée au conseil général du fait de la présence de nombreux enfants.
Une autre réaction est venue, hier, du Collectif «  D’ailleurs nous sommes d’ici  » qui demande à la municipalité « de renoncer à expulser ces familles » durant la période transitoire qui court jusqu’au mois de novembre. La vente ne sera pas effective avant cette date. « La municipalité doit entendre la détresse de ces familles au lieu de se contenter de les expulser. »
Le Collectif estime que ce squat n’a pu voir le jour que du fait de défaillances d’un système d’hébergement d’urgence ne disposant pas d’assez de places. Les déboutés du droit d’asile, Roms ou autre, se retrouvent de fait à la rue.
Le Collectif rappelle la circulaire interministérielle d’août 2012 qui demande aux préfets, avant toute évacuation, de dresser un diagnostic et de rechercher des solutions d’accompagnent. Le bras de fer judiciaire était déjà engagé. Le bras de fer politique prend désormais localement forme.

(1) Michel Berthier et Régine Laprie, adjoints en charge de la Solidarité et de l’Action sociale, Jean-Claude Bonnefon conseiller municipal en charge de la Tranquillité publique.

Collectif poitevin « D’ailleurs Nous Sommes d’Ici » Communiqué de presse

ROMS : à Poitiers comme ailleurs une situation indigne et inacceptable !

La situation faite aux Roms en Europe est partout déplorable. En France, la poursuite d’une politique répressive contre ces populations menée par le Ministre de l’Intérieur ne fait qu’empirer les problèmes. Les démantèlements programmés et répétés de leurs campements aggravent leur condition de vie et entraîne un éparpillement de ces populations, sans rien régler !

A Poitiers comme ailleurs, des familles roms essayent de trouver une solution à cette errance forcée. A Poitiers comme ailleurs, ces familles se heurtent à une insuffisance notoire des capacités d’accueil des CHRS (Centre d’hébergement et de réinsertion sociale). Le « 115 » ne peut répondre aux demandes quotidiennes. Des familles avec enfants se retrouvent donc à la rue, des familles roms mais aussi des demandeurs d’asile déboutés ou en recours devant la CNDA (Cour Nationale du Droit d’Asile). La capacité d’accueil des CADA (Centre d’accueil des demandeurs d’asile) est également notoirement insuffisante.

L’occupation par des familles roms (soutenues par le DAL 86) de l’ancien foyer de l’Étape, rue d’Oléron, actuellement vide, est la conséquence d’une telle situation.

La municipalité de Poitiers ne peut seule régler ces situations mais elle peut et doit -comme d’autres villes le font, contribuer à la recherche et mise en œuvre de solutions acceptables. Elle doit entendre la détresse de ces familles au lieu de se contenter de les expulser, de les remettre dans la rue et de les renvoyer…. dans une autre municipalité. Cette politique de la « patate chaude » est indigne et n’a que trop duré.

Nous demandons solennellement à la Municipalité de renoncer à expulser ces familles du foyer de l’Étape durant une période transitoire ( la vente des locaux ne sera effective que dans 7 mois ) pour permettre un examen approfondi de leur situation et la recherche de solutions décentes.

C’est du reste ce qu’une circulaire interministérielle du 28 août 2012, signée par 7 ministres (dont le ministre de l’Intérieur), préconise en demandant expressément aux préfets en préalable à toute évacuation « l’établissement d’un diagnostic et la recherche de solutions d’accompagnement dans les différents domaines concourant à l’insertion des personnes (scolarisation, santé emploi, logement/mise à l’abri. » !

Signataires:

Groupe local La CIMADE Poitiers, Collectif contre les expulsions et pour le droit de vivre en France, Collectif poitevin contre la répression des mouvements sociaux, Réseau Éducation Sans Frontières 86, Europe Écologie-Les Verts, Les Alternatifs, Gauche Anticapitaliste, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti de Gauche.

POITIERS Hébergement d’urgence refusé : pas de carence de l’État NR 19/04/2013

Certains départements connaissent un afflux de procédures contre la préfecture pour contester les conditions de prise en charge de certains étranges par les services de l’hébergement d’urgence. A Poitiers, c’est la première fois que le tribunal administratif était saisi d’un référé liberté sur cette question.
Un homme vivant seul, un sans papier originaire du Caucase, a lancé une procédure contre la préfecture de la Vienne. Il l’enjoignait, sous astreinte de 200 € par jour, à l’orienter vers une structure d’hébergement d’urgence.
Le tribunal administratif a estimé qu’il n’y avait pas de carence de l’État en la matière. La requête n’a même pas été débattue publiquement.
L’ordonnance relève que les personnes en situation irrégulière qui ont épuisé toutes leurs voies de recours ne peuvent normalement pas bénéficier de l’hébergement d’urgence.
C’était le cas de cet homme qui avait été hébergé occasionnellement par son ancienne épouse mais aussi par le 115 relève le tribunal administratif.

Revue de presse reçue par mail, 19 avril 2013

[Coulombiers – 86] Le travail tue toujours

Accident du travail mortel chez AFM Recycling

Coulombiers. Un ouvrier a été mortellement blessé, hier, sur le site de la société de recyclage de métaux AFM. Il se trouvait sur un tapis roulant.

Les circonstances du drame survenu hier après-midi sur la plate-forme de recyclage de la société AFM restaient imprécises.

L’alerte est donnée vers 16 h 30. Un homme vient d’être victime d’un très grave accident. Il se trouve en arrêt cardiaque. Les secours ne parviendront pas à la ranimer. « A priori, il était monté sur un tapis roulant et il a fait une chute », indiquait le parquet de Poitiers sans pouvoir donner plus de détails. A-t-il succombé à sa chute ou bien a-t-il été happé par une des nombreuses machines du site ? La société AFM n’a pas souhaité s’exprimer sur les circonstances de l’accident. Elle occupe une grande plateforme sur laquelle sont traités de nombreux métaux ferreux et non ferreux. Des machines très imposantes servent à compacter les métaux de tailles diverses. Elles transitent par des tapis roulant. La victime est un homme de 47 ans demeurant à Poitiers. Son identité n’a pas été révélée. Les techniciens en identification criminelle se sont rendus sur les lieux pour les constatations. Une enquête a été ouverte par la gendarmerie. L’inspection du Travail est également saisie, comme à chaque fois qu’un accident se produit sur un lieu de travail.

E. C., Nouvelle République, 19 avril 2013

[86] La consommation d’électricité en hausse

NdPN : malgré toutes les jolies tirades gouvernementales et les incitations aux économies d’énergie, la société capitaliste restant ce qu’elle est, la consommation d’énergie augmente.

La consommation d’électricité en hausse

a consommation d’électricité a augmenté en Poitou-Charentes l’an dernier malgré une température moyenne annuelle proche de la normale. Selon RTE, le responsable du réseau de transport d’électricité, elle a atteint 11,8 térawatt-heures (TWh) donc 11,8 milliards de kilowatt-heures (KWh), soit une progression de + 3,7 %. « Avec + 10,8 % d’augmentation en six ans, la consommation finale corrigée croît plus rapidement en Poitou-Charentes, qu’en France (+ 3,7%) », précise la direction régionale de RTE.

Comme les années précédentes, c’est la consommation des professionnels et des particuliers qui connaît l’évolution la plus importante (+10,1%). La progression de ce segment de consommateurs suit une tendance à la hausse depuis 2002. Dans le même temps, la production d’électricité a baissé de 14 % en Poitou-Charentes l’an dernier. Cette tendance s’explique notamment par l’arrêt pour maintenance d’un réacteur de la centrale nucléaire de Civaux même s’il est en partie compensé par la progression de la production des filières renouvelables. La part de l’éolien terrestre et du photovoltaïque augmente respectivement de + 76,4 % et de + 66,3 % en énergie produite. Cette évolution est liée à l’augmentation du parc installé : 327 MW pour l’éolien et 176 MW pour le photovoltaïque, à fin 2012.

Nouvelle République, 19 avril 2013

Pour en finir avec « l’affaire » de Labège

Pour en finir avec « l’affaire » de Labège

rappel de l’histoire ici  : www.pourlaliberte.noblogs.org

Cette banale action directe contre les institutions répressives, mince réponse à leur violence quotidienne a déclenché cette enquête toujours en cours aujourd’hui. La justice n’aime pas que son rôle soit révélé et attaqué au grand jour, et s’attache à calmer les actes de solidarité entre oppriméEs. Nous affirmons notre solidarité avec ce type d’action directe, comme lorsque des ouvrierEs saccagent une préfecture, des employéEs séquestrent leur patron, des habitantEs des quartiers se défendent contre une agression policière, des étudiantEs bloquent leur fac, des anti-nucléaires sabotent des lignes THT, des femmes voilées privées de carte tisséo (metro toulousain) occupent une régie de transport, des mal-logés réquisitionnent un bâtiment, des Roms résistent à l’expulsion de leur camp, des sans-papiers brûlent un centre de rétention, des paysans déversent du fumier sur les bétonneurs… Contre tout cela, c’est une pratique habituelle des forces de répression que de se saisir d’un prétexte pour aller défoncer des portes, arrêter des personnes et les mettre eux-elles et leur entourage sous surveillance pour une durée indéterminée. L’État construit des cibles, des identités chocs, du « jeune de banlieue » à « l’anarcho-autonome » en passant par le « djiadiste » afin de transformer un acte relativement banal en prémisse d’un danger pour l’ensemble de la population.    Si balancer du fumier était répréhensible en soit, ça puerait pour la FNSEA !! Au final, dans la guerre de classe en cours, ce sont les mêmes qui morflent, les pauvres et les révoltéEs.

Le signal est clair : hors des clous de la résignation et de la contestation balisée, point de salut. Les attaques portées à ces « ennemiEs intérieurEs » sont des avertissements donnés à touTEs les autres qui voudraient contester l’ordre établi. Tentatives toujours amenées à se reproduire puisque les conditions d’exploitations actuelles nous poussent encore et toujours à nous révolter ou pour le moins à contourner les règles.

A propos de l’enquête et des contrôle judiciaire (les passages en italique sont des copié-collé du dossier d’instruction)

Le dossier ne comporte que très peu d’éléments justifiants l’intervention en grande pompe du 15 novembre .

Ils s’appuient d’abord sur un rapport de police dénonçant les inculpées comme appartenant « à la mouvance ultra gauche toulousaine dont un des thèmes forts défendus et dénoncés par ces militants est l’existence d’un établissement pénitentiaire pour mineurs à LAVAUR (81).  Outre l’intérêt porté par ces militants à cette cause, l’éventualité de leur participation à l’action, objet de la présente procédure, est corroborée par plusieurs éléments probants : - le tract laissé sur les lieux par les militants fait apparaître un style et une terminologie à rapprocher des textes les plus actuels de la pensée autonome ;  – l’utilisation de produits ammoniaqués caractérise une précédente action destinée à perturber le déroulement d’une réunion d’information portant sur les nanotechnologies, autre thème récurrent pour la mouvance ultra gauche. » Et hop, voilà des coupables tout trouvés !!

Ensuite, il y a un pauvre sac à dos contenant des vieux papiers nominatifs, des écoutes et liens téléphoniques démontrant que certaines sont potes, amantes, voir même colocs… Et puis il y a 5 ADN non identifiés retrouvés sur des fringues à 50mètres de la PJJ. C’est d’ailleurs sous le sale prétexte d’attendre les résultats des comparaisons entre ces ADN et ceux prélevés pendant GAV sur les fourchettes et autres gobelets, que le juge d’instruction Suc maintient 4 d’entre eux en détention provisoire pendant 2 à 3 mois. Un correspondrait selon leur labo.

Et bien sûr,  les livres, affiches, tracts, autocollants sur les frigos, trouvés pendant les perquis  sont utilisés pour fabriquer les profils d’anorcho-truc-truc.  Bref, du lourd….

Depuis fevrier 2012 rien. Enfin, pas vraiment, puisque les inculpées sont toujours sous contrôle judiciaire leur interdisant  de se voir, d’habiter chez eux et chez elles, de sortir du territoire, et les obligeant à pointer régulièrement. Cette pression de basse intensité qu’est le CJ censée empêcher de s’agiter, les inculpées comme leur entourage la refuse. Les demandes répétées de main levée ou de modification ont toujours été rejetées par les différentes cours d’appel et autres chambres d’instructions. Des décisions justifiées par une commission rogatoire internationale délivrée aux autorités italiennes, pour retrouver deux présumé(e)s coupables encore recherché(e)s (? ??), et des « risques certains de renouvellement de l’infraction du faits de leur appartenance à la mouvance ultra gauche toulousaine » (encore elle !!)

Cette instruction n’a que trop duré et sert de prétexte à une mise sous surveillance de toutes les personnes qui de près ou de loin seraient en contact avec les inculpéEs. De proche en proche, comme un parasite, la surveillance se répand, dans une ville comme Toulouse ce sera bientôt l’ensemble des personnes qui s’agitent qui seront fichées dans cette affaire.  Alors à partir d’un seau de merde jeté dans une administration et de tags , ce sont des centaines de personnes qui se retrouvent sous surveillance…

Afin de contrer l’individualisation auquel ils/elles sont confrontés dans cette histoire depuis le début, et aussi juste parce qu’ils et elles en ont tout simplement marre, les inculpéEs ont décidés collectivement de mettre fin à leurs contrôle judiciaire et de le faire savoir.

Arrêt immédiat de l’instruction.

Levée des poursuites.

Solidarité avec tous les révoltéEs.

Les inculpéEs de Labège, leurs proches, et leurs amiEs.

PS : Les résultats du procès ADN du 14 mars sont tombés : ce sera donc 300 euros d’amende chacun(e) pour les 5 personnes inculpées, mais aussi pour le témoin assisté et la personne mise hors de cause grâce à un billet d’avion.

Pour envoyer un soutien financier ou juste écrire :

CAJ c /o Canal Sud 40 rue Alfred Dumeril 31400 Toulouse nonalepm@riseup.net

Chèques à l’ordre du CAJ

Vu sur Indymedia Paris, 17 avril 2013

[Civaux – 86] Centrale de Civaux : déficiences en matière d’exploitation, de maintenance, de protection et de surveillance de l’environnement

NdPN : Civaux est l’une des pires centrales de France en matière de « sûreté nucléaire » et d’atteintes à l’environnement. Il était temps que l’ASN l’admette. Il serait surtout temps d’arrêter immédiatement le nucléaire !

La centrale de Civaux épinglée par l’ASN

La fuite de tritium dans la zone de rétention des effluents radioactifs et la série d’incidents enregistrés l’an dernier à la centrale nucléaire de Civaux ont manifestement laissé des traces. Le rapport annuel sur la sûreté nucléaire et la radioprotection en France pour l’année 2012 qui a été publié mardi pointe ainsi du doigt le site poitevin qui figure dans la liste des quatre mauvais élèves en matière de sûreté nucléaire (avec celui de Chinon, en Touraine) et parmi les quatre centrales qui sont « en retrait dans le domaine de l’environnement ».

L’Autorité de sûreté nucléaire formule principalement deux critiques. Elle estime que la centrale « doit démontrer plus de rigueur dans la préparation et la réalisation des opérations d’exploitation et de maintenance » en précisant que « la surveillance de ces activités doit être améliorée ». Elle ajoute que le site « doit assurer un suivi plus rigoureux des matériels qui contribuent à la protection et à la surveillance de l’environnement ». L’ASN qui distribue aussi des bons points salue en revanche les performances de Civaux en matière de radioprotection : « La dosimétrie collective reste faible malgré les nombreux chantiers qui se sont déroulés lors de la visite décennale de 2012. »

B.B., Nouvelle République, 18 avril 2013