Archives mensuelles : février 2012

Poitou-Charentes : un quart des logements en précarité énergétique

Un logement sur quatre dans la région

Le froid sévit et la facture de chauffage flambe. Plus encore cet hiver que d’ordinaire. Sans attendre les conditions météorologiques exceptionnelles qui affectent la région, une étude réalisée par l’Agence régionale d’évaluation environnement et climat (AREC) avait déjà mis en évidence cette particularité : les habitants sont en moyenne plus exposés à la précarité énergétique en Poitou-Charentes que dans le reste du pays. Le rapport indique ainsi que 25 % du parc régional des résidences principales sont concernés alors que la moyenne nationale estimée par l’agence de l’habitat n’est que de 13 %. Dans la région, cela représente tout de même 188.012 logements et 323.187 personnes exposées, dont 36.700 logements et 54.300 habitants dans le seul département de la Vienne. « Cette situation résulte de la combinaison de plusieurs facteurs », explique Emmanuel Béjanin, animateur du secteur évaluation à l’AREC. « L’habitat individuel est plus développé, la part du fioul dans et les modes de chauffage est plus élevée, c’est une région très rurale avec des caractéristiques d’habitat ancien et les revenus moyens y sont plus faibles que la moyenne nationale… » Un profil type se dégage ainsi de l’étude de l’AREC : « Des personnes âgées, aux revenus modestes, vivant seules, dans des maisons individuelles rurales dont elles sont propriétaires, chauffées au fioul ou au bois et habitant une surface importante par rapport au nombre d’occupants. » Et deux secteurs géographiques dans le département : le Sud Vienne (du Montmorillonnais au Pays civraisien) et le Loudunais où seize communes comptent plus de 50 % de logements en situation de précarité. À cela s’ajoute un autre facteur essentiel : la hausse du coût de l’énergie qui, même modérée, entraînerait le basculement de 86.000 logements vulnérables et donc de 177.300 personnes supplémentaires vers la précarité dans la région, dont 19.200 logements et 37.700 habitants dans la Vienne. Alors même que de nombreux ménages ont déjà dû adopter un comportement dit d’auto-restriction.

Nouvelle République, B. B., 9 février 2012

[Lussac-86] Aides à domicile en colère contre la nouvelle convention collective

Les aides ne sont pas aidées

Les aides à domicile manifesteront jeudi. A Lussac, les salariées de l’ADMR tentent de mesurer les conséquences de la nouvelle convention collective.

Les aides à domicile voient leurs conditions de rémunération modifiées.

 Les aides à domicile voient leurs conditions de rémunération modifiées.

Elles sont une bonne vingtaine qui se pressent dans la petite salle de la Maison de l’entraide de Lussac-les-Châteaux où siège l’ADMR lussacoise. Il est 15 h tapantes quand Jean-Claude Compain, président de l’ADMR, lance la réunion. « Si nous devions prendre le train, vous seriez pile à l’heure », félicite-t-il.

L’ancien siège de la gendarmerie locale a sans doute l’habitude de cette ponctualité. Et puis, les troupes de cette petite armée d’aides à domicile sont rompues à la politesse des rois. Les 33 titulaires, 5 CDD et deux secrétaires de l’association travaillent avec une horloge dans la tête. C’est que pour enchaîner les rendez-vous chez les personnes en perte d’autonomie de Lussac-les-Châteaux, Persac, Gouëx, Mazerolles et Sillars, il ne faut jamais prendre de retard. Leur journée, ces aides à domicile la passent à enchaîner les séances de toilettes, ménage, courses et les aides au repas.

Les frais kilométriques en font les frais

Avec l’accord des caisses de retraite et de la Direction générale des Affaires sociales, chaque personne en perte d’autonomie se voit allouer une plage horaire. En gros, une demi-heure pour une séance de toilette. Pas plus, pas moins. Même si la personne âgée ou handicapée se trouve incapable désormais de prendre son déjeuner seule… Ensuite, c’est la route. Surtout, ne pas arriver en retard au rendez-vous suivant. Quelqu’un attend pour se lever, faire sa toilette ou prendre son repas. Le métier est un enchaînement de rencontres parfois écourtées. Et voila que la nouvelle convention collective (voir « comment fera-t-on demain ? ») que toutes les salariées de l’ADMR viennent de découvrir, ajoute un motif d’inquiétude. « Nous n’avons pas été informés de ces négociations nationales. Nous avons été mis devant le fait accompli, notent Jean-Claude Compain et ses troupes. D’autant que la convention a un effet rétroactif. » Mais dans un secteur rural où l’habitat est diffus, les bénéficiaires d’aides à domicile éloignés, ce sont surtout les frais kilométriques qui coincent. « Quand on fait 500 km/mois voire 2.000, ça ne paie pas l’usure, les charges et le carburant. »

comment fera-t-on demain ?

Avec la nouvelle convention collective, le trajet du domicile au premier rendez-vous de la journée n’est plus remboursé qu’à 60 %, les kilomètres fictifs (trajet entre le dernier rendez-vous de la matinée et le premier de l’après-midi) ne sont plus remboursés… Certaines aides à domicile annoncent une perte de 30 % de leurs indemnités de déplacement. Avec un SMIC et des déplacements qui réduisent le temps de travail effectif bien en deçà des 35 heures, ça compte. Ajoutez à cela la révision de la grille des congés, les modifications des montées en grade… Il n’y a guère que l’obligation de souscrire la mutuelle choisie par la Fédération qui trouve des supportrices. D’autant que la Fédération prend en charge une partie de cette cotisation.

Nouvelle République, Dominique Guinefoleau, 9 février 2012

[Châtellerault] Les grévistes de Thalès reconduisent la grève

Thalès : les grévistes bloquent toujours l’usine

Troisième jour de grève aujourd’hui pour les salariés de Thalès, au Sanital. Hier, la direction leur a proposé un marché. Ils ont refusé.

Preuve de leur détermination, les grévistes ont ajouté un deuxième bidon à boucaner à l'entrée du site, bloqué par le camping-car du CE.

 

Preuve de leur détermination, les grévistes ont ajouté un deuxième bidon à boucaner à l’entrée du site, bloqué par le camping-car du CE.

C’est toujours conflictuel à Thalès Sanital. Hier, les grévistes, mécontents des propositions d’augmentation salariale (NAO) qu’ils jugent trop faibles, ont décidé de reconduire le mouvement et de maintenir le blocage de l’usine.

D’après l’intersyndicale CFE-CGC (cadres), CGT et CFDT, la direction du groupe (qui ne souhaite pas s’exprimer sur le conflit) a tenté hier, via son DRH Pascal Bourgoin, un coup de poker : « Vous lâchez le piquet de grève et on est prêt à vous recevoir au siège, à Meudon (92). »

«  On ne veut pas être reçus, on veut négocier !  »

Coup de bluff ? L’intersyndicale du Sanital s’en remet au vote des grévistes. A la question « Voulez-vous reprendre le travail dans ces conditions ? », 163 sur 281 votants ont répondu « non » et 118, « oui ». En clair, le mouvement se poursuit : « On ne veut pas être reçus ! On veut négocier ! » insiste Silvain Ruffin, de la CFE-CGC, qui contre-attaque : « On lui a proposé de venir, lui, à Châtellerault, pour faire des économies mais il n’est apparemment pas disponible… » Le bras de fer continue donc. Le résultat du vote traduit une radicalisation du mouvement : « On pensait que le résultat du vote allait être moins tranché. » Mais l’intersyndicale ne rompt pas le dialogue pour autant et accède même à une demande de la direction : « Elle nous a sollicités pour laisser entrer certaines personnes et pallier des urgences : clientèle, logistique, technique… Elle nous a communiqué une liste de 45 noms dont 20 collaborateurs et 25 managers. » Au final, les syndicats ont autorisé l’entrée du site à 12 managers « de façon à protéger les collaborateurs qui auraient pu être montrés du doigt ». Hier, en fin d’après-midi, la direction a tenté une nouvelle approche pour mettre fin au conflit, via cette fois-ci son directeur d’établissement du Sanital, Stéphane Quancard, de retour d’un déplacement professionnel à Singapour. « Nous maintenons le blocage pour obtenir une nouvelle réunion de négociations sur les salaires, ce que n’est pas à même d’obtenir notre directeur de site. Ça se joue au siège du groupe Thalès Avionics. » A suivre…

> Le salaire moyen d’un non-cadre à Thalès Sanital, après 20 ans de carrière, est de 1.900 € bruts et non 1.900 € nets comme écrit par erreur hier. > Un débrayage solidaire a eu lieu hier à 13 h 30 à la Brelandière (production), l’autre site de Thalès Avionics à Châtellerault. > Le site de Thalès à Vendôme (Loir-et-Cher) est aussi en grève.

Nouvelle République, D.F., 9 février 2012

Overdose d’antibiotiques dans l’élevage industriel

Overdose d’antibiotiques dans l’élevage industriel

Des animaux gavés aux antibiotiques pour accélérer leur croissance, et voilà des bactéries résistantes qui se retrouvent dans nos assiettes. Elles génèrent des affections parfois mortelles, qui représentent un coût élevé pour le système de santé. Mais la surconsommation d’antibiotiques représente un gain de productivité pour l’industrie agroalimentaire, qui, aux États-Unis, se réjouit de la récente décision de l’Agence de l’alimentation d’autoriser leur utilisation massive dans l’élevage.

La consommation d’antibiotiques prescrits par les médecins n’est rien comparée à la quantité ingérée via l’alimentation. Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la moitié des antibiotiques produits dans le monde sont destinés aux animaux. Un chiffre qui s’élève à 80 % aux États-Unis ! Un rapport de l’Agence de l’alimentation états-unienne (Food and Drug Administration, FDA) estime que les animaux d’élevage y consomment 13 000 tonnes d’antibiotiques par an [1] ! Cette surconsommation favorise le développement de bactéries résistantes, qui peuvent se retrouver dans nos assiettes en cas de cuisson insuffisante. Des chercheurs ont par ailleurs montré que les antibiotiques ne sont pas seulement présents dans la viande, mais aussi dans les céréales ou les légumes cultivés sur des sols fertilisés avec du fumier de bétail.

Une étude publiée par la revue médicale Clinical Infectious Diseases en 2011 révèle ainsi que la moitié de la viande de bœuf, de poulet, de porc et de dinde vendue dans les grandes surfaces aux États-Unis contient des germes résistants aux antibiotiques (le staphylocoque SARM). En août dernier, 16 000 tonnes de dinde contaminée à la salmonelle – résistante aux médicaments – ont été rappelées par le géant agroalimentaire Cargill ! Bilan : un mort et une centaine de malades.

La France détient le record de résistance aux antibiotiques

La résistance aux antibiotiques se développe. « Chaque année, 100 000 Américains meurent d’une infection bactérienne contractée à l’hôpital, et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. 70 % de ces infections sont résistantes aux traitements ordinairement utilisés », estime la députée démocrate Louise Slaughter [2], interrogée par The Guardian. La France détient le record de résistance aux antibiotiques en Europe : 50 % pour la pénicilline et 28 % pour la méticilline [3]. L’Union européenne a réagi en 2006, interdisant la consommation d’antibiotiques pour augmenter la croissance des animaux. En France, plus de 1 000 tonnes d’antibiotiques sont pourtant encore consommées chaque année dans l’élevage. Une étude de l’Agence nationale du médicament vétérinaire évalue la présence d’antibiotiques à 67,7 mg par kg de viande produite. Elle rappelle aussi que les « antibiotiques récents sont généralement plus actifs et nécessitent l’administration d’une quantité plus faible ». L’Allemagne n’est pas en reste, avec ses poulets industriels gavés aux « antibios ».

Malgré cet inquiétant constat, aux États-Unis, l’Agence de l’alimentation (Food and Drug Administration, FDA) vient d’opérer un revirement « consternant ». Fin décembre, elle est revenue sur une promesse – datant des années 1970 ! – de contrôler l’usage de deux des antibiotiques les plus utilisés : pénicillines et tétracyclines. Les producteurs pourront continuer d’en gaver leurs animaux. La FDA préfère, à la place, concentrer ses efforts sur « le potentiel de réforme volontaire » de la part des agriculteurs… Cette décision – publiée discrètement dans le registre fédéral (Journal officiel) à la veille de Noël – « ne doit pas être interprétée comme le signe que la FDA n’a plus de préoccupations sanitaires » sur le sujet, se sent-elle obligée de préciser. Un sympathique « cadeau de Noël de la FDA aux fermes industrielles », ironisent certains commentateurs.

20 milliards de dollars par an pour le système de santé

Cette surconsommation d’antibiotiques a aussi un coût : le SARM (staphylocoque résistant à la méticilline) est responsable du décès de 19 000 personnes chaque année aux États-Unis, et entraîne 7 millions de visites chez le médecin ou aux urgences, estime Maryn McKenna, journaliste spécialisée en santé publique : « Chaque fois qu’une personne contracte le SARM à l’hôpital, les coûts de santé sont multipliés par quatre. La résistance aux antibiotiques est un énorme poids pour la santé publique dans notre société. » Un coût estimé à 20 milliards de dollars par an pour le système de santé états-unien.

Mais le lobby de l’agroalimentaire mène aussi la bataille des chiffres : pour la Fédération états-unienne de la dinde, les antibiotiques permettent de diminuer d’un tiers le coût de production [4]. Les antibiotiques diminuent le temps de croissance, et sont nécessaires pour que les animaux supportent de vivre entassés par milliers dans les porcheries et les poulaillers. Sans antibiotiques, il faudrait plus d’infrastructures agricoles. Et 175 000 tonnes de nourriture en plus, rien que pour l’industrie de la dinde aux États-Unis, affirment les professionnels du secteur.

Des arguments qui semblent avoir convaincu la FDA, qui repousse toute décision pour réguler la consommation d’antibiotiques. Sans doute – en cette période électorale – pour éviter un financement massif par le lobby agroalimentaire de la campagne républicaine. En janvier, sous le feu des critiques, la FDA annonce cependant qu’elle va limiter à partir d’avril l’utilisation d’une catégorie d’antibiotiques, les céphalosporines, pour les bovins, les porcs ou les volailles. Bonne opération de communication : les médias reprennent en chœur cette décision, pointant les efforts de la FDA pour « limiter l’usage des antibiotiques ». Mais, oublient-ils de préciser, les céphalosporines ne représentent que 0,5 % des antibiotiques utilisés dans l’élevage. Pas de quoi rassurer les consommateurs. Ni résoudre ce grave problème sanitaire.

Agnès Rousseaux

Photo : CC John Donges

Notes

[1] En 2000, l’Institut de santé animale, représentant des fabricants de médicaments vétérinaires, estimait la consommation d’antibiotiques dans l’élevage à 8 000 tonnes par an aux États-Unis.

[2] Auteure d’un texte législatif sur l’antibio-résistance : « Preservation of Antibiotics for Medical Treatment Act ».

[3] Respectivement utilisées contre le pneumocoque et le staphylocoque doré, les principales bactéries à l’origine des infections nosocomiales. Source : Rapport parlementaire, Office parlementaire d’évaluation des politiques de santé, déposé le 22 juin 2006.

[4] « Today at retail outlets here in the D.C. market, a conventionally raised turkey costs $1.29 per pound. A similar whole turkey that was produced without antibiotics costs $2.29 per pound. With the average consumer purchasing a 15 pound whole turkey, that would mean there would be $15 tacked on to their grocery bill. », Michael Rybolt, National Turkey Federation, audition au sous-comité sur l’élevage de la Chambre des représentants.

Basta Mag, Agnès Rousseaux, 8 février 2012

[Châtellerault] Les salarié-e-s de Thalès en grève bloquent le site du Sanital

Le pataquès chez Thalès !

 Parce qu’ils ne sont pas contents des augmentations de salaire que la direction leur propose, les salariés de Thalès, au Sanital, sont en grève depuis hier.
Deuxième jour de grève aujourd'hui pour les salariés de Thalès, au Sanital.

 

Deuxième jour de grève aujourd’hui pour les salariés de Thalès, au Sanital.

Les -12 °C du thermomètre n’ont pas refroidi la colère et les revendications des salariés de Thalès hier matin, qui, dès 6 h, ont installé un piquet de grève, à l’entrée de leur usine, sur la zone du Sanital, à Châtellerault. Une petite centaine de grévistes couverts de la tête aux pieds, autour d’un bidon rouillé à boucaner et le camping-car du CE en travers… A l’entrée du site, le message est clair : personne ne passe !

Si une majorité des 415 salariés (en CDI) de l’entreprise a décrété le blocage total du site Thalès Avionics CSC-FR (Customer support Center), c’est parce qu’ils sont mécontents de la politique salariale de la direction.

 «  On réclame plus du double !  »

Lors de la dernière réunion qui s’est tenue, hier après-midi, au siège de la société à Meudon-la-Forêt (92) sur les NAO (négociations annuelles obligatoires), la direction a fait les propositions suivantes : > Pour les non-cadres (ouvriers, techniciens et administratifs) : +1,4 % d’augmentation générale (AG) avec un plancher brut mensuel de 33 € et +1 % d’augmentation individuelle (AI). > Pour les ingénieurs et cadres : + 2,4 % d’AI. « Insuffisant », protestent les syndicats réunis pour la cause en intersyndicale (la CFDT, la CGT mais aussi le syndicat des cadres, la CFE-CGC !), compte tenu de « l’inflation et des indicateurs de trésorerie de l’entreprise qui sont tous au vert ». « On réclame plus du double des propositions actuelles avec une AG aussi pour les cadres dont le pouvoir d’achat est également en baisse », martèlent Silvain Ruffin de la CFE-CGC, Didier Cigala de la CFDT et Nicolas Michel, délégué syndical CGT. Du coup, les grévistes ont décidé à la majorité de poursuivre, au moins jusqu’à aujourd’hui, le mouvement avec blocage de l’usine (242 votants, 181 oui et 61 contre). Et après ? Même si les NAO sont théoriquement terminées, la direction n’a pas pour autant rompu le dialogue avec les partenaires sociaux et accepté, d’après Jacques Roussey délégué syndical CFE-CGC présent à la table des négociations, le « principe d’une prochaine entrevue » à une date qui n’est pas encore fixée.

 (*) La direction propose aussi, pour tous, une prime de 400 € en fonction des objectifs. Pour mémoire, un salaire moyen d’un non-cadre à Thalès Sanital est de 1.900 nets après 20 ans de carrière, d’après les syndicats.

 La direction de Thalès n’a pas souhaité s’exprimer sur le conflit : « Ce n’est pas notre politique. » Le directeur du site CSC-FR, Stéphane Quancart, est en déplacement à Singapour. D’après les syndicats, les deux sites Thalès de Châtellerault, la Brelandière et le Sanital, ne sont pas concernés par le projet de délocalisation à Singapour.

bon à savoir

A Châtellerault, il y a deux sites Thalès Avionics, l’un à la Brelandière et l’autre au Sanital (CSC- fr ou Customer support center), celui qui est touché par la grève. Si le premier nommé est un site de production d’équipements de navigation aérienne, le second, en revanche, ex-Cli (Centre logistique international), a une activité de maintenance-réparation de pièces d’équipements civils et militaires pour la navigation aérienne (avions et hélicoptères). En clair, on y répare des calculateurs de vols, écrans, horizons, altimètres… pour les Airbus, bombardiers, Boeing… Thalès Sanital, c’est, en quelque sorte, le site de service après-vente (SAV) de Thalès Avionics pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique.

Nouvelle République, Denys Frétier, 8 février 2012