Archives mensuelles : avril 2012

[Poitiers] Delanoë et les « valeurs de la république »

On a bien ri ce matin en découvrant cette dépêche :

86 –  Delanoë à Poitiers : « Les valeurs de la République ne supportent aucune compromission »

25/04/2012 18:32

En préambule au meeting qu’il tient en ce moment aux Salons de Blossac, à Poitiers, le maire PS de Paris a déclaré : « On sent déjà qu’une partie de la droite dite républicaine est prête à se vautrer dans des compromissions qui ne sont pas bonnes pour nous tous. Les valeurs de la République ne supportent aucune compromission avec l’idéologie de l’extrême droite. »

Mais de quelles « compromissions avec l’idéologie de l’extrême-droite » parle-t-il ?

Du sort réservé par le pouvoir aux étrangers indésirables, parqués dans des centres de rétention administrative créés en 1981 par le parti socialiste au pouvoir ? Des charters créés en 1991 par le pouvoir socialiste ? Du refus en 1991 du droit au travail des demandeurs d’asile, toujours par le pouvoir socialiste ?

A moins que Delanoë ne parle de la stigmatisation à l’encontre des personnes de confession musulmane, avec cette fameuse loi votée cette année contre les nounous voilées exerçant à leur domicile, soutenue par les socialistes au Sénat ?

A moins que Delanoë nous parle des expulsions régulières de squats à Paris à sa demande, comme cette expulsion suivie d’interpellations, contre 138 réfugiés tunisiens occupant un immeuble de la rue Bolivar l’année dernière ?

De quoi parle Delanoë, au juste, quand il parle de compromissions dans lesquelles le pouvoir « se vautre » ?

En tout cas, on aura remarqué qu’au cours de ce meeting, le soutien au capitaliste Hollande est sans ambiguïté de la part des rabatteurs du Front de gauche et des Verts :

Yves Jamain voit ainsi dans l’élection de François Hollande une « nouvelle étape indispensable de la révolution citoyenne » engagée par le Front de gauche. Véronique Massoneau assure le candidat socialiste du « soutien sans faille » des écologistes.

Les personnes qui ont cru un temps à ces formations en leur donnant leur vote le 22 avril dernier apprécieront sans doute que leurs ex-candidats chéris invitent à voter pour la candidature libérale, pro-austérité, anti-immigration et pro-nucléaire de François Hollande.

Pour notre part, la « république » que nous défendons, c’est celle des Communards parisiens massacrés par la gauche et la droite « républicaines » en 1871. Celle des révolutionnaires espagnols, abandonnés puis parqués par la gauche française « républicaine » lors de leur exil, dans des camps de concentration. Celle des maquisards, résistant au régime de Pétain dont les pleins pouvoirs ont été votés par la gauche « républicaine »… la liste est si longue. Que veut donc dire la « République » aujourd’hui ? Quelle « liberté » peut défendre un parti prétendant exercer un pouvoir sur toute une population ? Quelle « égalité » peut défendre un parti ne remettant pas en cause le capitalisme ? Quelle « fraternité » peut défendre un parti qui s’attaque à toute forme d’entraide autogérée et se déclare pour l’expulsion des « étrangers » ?

Honte à la droite, honte à la gauche, honte à tous les gouvernements et à tous ceux qui prétendent nous représenter !

[Poitiers] Contre-attaque médiatique contre le squat Le Dédale

NdPN : la contre-attaque médiatique de la mairie continue contre les militant.e.s pour le droit au logement, et désormais contre le squat ouvert il y a bientôt trois semaines.

On a aujourd’hui droit dans la presse quotidienne régionale, une fois de plus, au seul avis de la mairie de Poitiers, aux bidonnages de laquelle le collectif des sans-logis et mal logé.e.s de Poitiers, soutenu par le DAL 86, avait répondu. Cerise sur le gâteau, on a aussi la position de la gestionnaire de biens, « propriétaire » du lieu.

Mais malgré les communiqués envoyés à la presse, une fois de plus la position des occupant.e.s militant pour le droit au logement est le grand absent des colonnes de ce journal…

Après hésitation, nous relayons ici cet article aussi pourri que révélateur de l’attitude des autorités… voir les passages soulignés en gras. Non sans l’assortir de commentaires [entre crochets].

Squat Jean-Jaurès : une demeure en panne de rénovation

Une toiture en mauvais état, des intérieurs à restaurer. Avant d’être squatté, l’immeuble du 11, rue Jean-Jaurès, attendait une hypothétique réhabilitation [ndPN : tellement hypothétique que ce beau et grand logement est vide depuis des années, abandonné à la dégradation naturelle au lieu d’être habité] .

A l’angle de la rue Jean-Jaurès et de la rue Arsène-Orillard, un immeuble noirci par la pollution et une toiture qui prend l’eau.

J‘avais des projets que j’ai mis en sommeil depuis 2008 pour des raisons financières liées à la crise, indique Annie Vignes, agent immobilier, propriétaire de l’immeuble du 11, rue Jean-Jaurès. Depuis la semaine dernière son bâtiment est squatté. Une action qui l’a totalement prise de court. « Il y a quelques heures encore, j’ignorais tout des méthodes conduites par certains pour investir des locaux inoccupés et s’y installer comme s’ils étaient chez eux. » [ndPN : oui, ils y habitent, eux, contrairement à cette gestionnaire de biens dont le métier consiste notamment à spéculer sur des besoins vitaux !]

«  Des moyens difficiles à réunir  »

Inoccupé, le 11, rue Jean-Jaurès, à l’angle de la rue Arsène-Orillard, l’est depuis de longues années. Ses façades restent noircies par la pollution à la différence de l’immeuble voisin qui a bénéficié il y a bientôt dix ans d’une totale remise à neuf. Plus sérieux : sa toiture laisse passer des infiltrations d’eau et l’intérieur se dégrade [ndPN : la faute à qui ? remarquons aussi le coup de « l’insalubrité », classique pour justifier les expulsions de squats, pour des réhabilitations prétendues mais qui ne se fait jamais. Manque de bol, le logement demeure en bon état général]. Le bâtiment de deux niveaux (sans compter l’étage sous les toits) ne bénéficie d’aucun classement, mais comporte des éléments remarquables : rampes d’escaliers, cheminées, stucs, moulures… identifiés dans le cadre de l’extension du secteur sauvegardé [ndPN : « sauvegardé«  pour qui ?] appelé à recouvrir tout le Plateau. Mme Vignes : « C’est un très bel immeuble, sain et entièrement exploitable. Mais sa remise en état nécessiterait une somme de travaux et des moyens financiers actuellement difficiles à réunir. » [ndPN : alors quel était le but réel de l’acquisition de ce bien ?La propriétaire indique avoir rencontré les services d’urbanisme de Grand Poitiers avec lesquels elle travaille « en parfaite entente. » Mais sans qu’aucun projet n’aboutisse. C’était jusqu’à ce qu’un groupe de squatters se revendiquant de l’association Droit au Logement investisse les lieux. La propriétaire : « J’espère qu’ils sauront respecter les lieux. En tout cas, s’ils veulent être entendus, je leur demande de ne pas dégrader le bien qu’ils occupent [ndPN : alors là c’est le ponpon ! Qui a laissé ce bien de « dégrader » ? Et qui essaie justement d’en faire un lieu vivable ??]. Ils sont entrés illégalement [ndPN : l’occupation est légale, tant qu’une décision de justice n’aura pas prononcé l’expulsion] Je n’ai rien contre eux, mais ils doivent partir. Avant d’engager une action en justice, je veux bien essayer de discuter. Sans pour autant entrer dans leurs revendications [ndPN : pourquoi ? Parce que ces revendications sont justes et qu’elles gênent la bonne conscience des spéculateurs immobiliers et des autorités ?]. » En cas d’échec des discussions, la propriétaire de l’immeuble se résoudra à saisir la justice pour demander le départ des squatters. « S’ils recherchent des logements, je ne suis pas la personne compétente. »

à suivre

 » Il y a des logements pour accueillir les personnes en difficulté « 

« Je ne comprends pas cette attitude qui vise à nous mettre en difficulté sur les questions de logement, indique Michel Berthier, adjoint au maire en charge de la cohésion sociale [ndPN : comme si c’était Michel Berthier et les autorités municipales qui étaient « en difficulté » sur les questions du logement !]. Contrairement à ce que dit le DAL (Droit au Logement), nous avons à Poitiers suffisamment de logements pour accueillir les personnes en difficulté [ndPN : il faudrait alors répondre aux arguments du DAL et ses solides preuves à l’appui, notamment les appels téléphoniques répétés au 115 démontrant qu’il n’y a pas de place]. Je ne veux pas dresser un tableau idyllique car la période que nous connaissons n’est pas facile [ndPN : ben voyons, et les 4122 logements vacants en 2008 selon l’INSEE ? Il y a bien assez de logements pour tout le monde, mais non, mieux vaut expulser les gens n’ayant pas les moyens matériels de payer le loyer exigé !]. Mais Poitiers n’est pas la région parisienne. Avec les éducateurs de rues, le Relais Georges-Charbonnier, l’Entraide sociale poitevine, la Croix Rouge… nous sommes à même de répondre à la demande. Et nous avons mis en place des parcours résidentiels de manière à accompagner ceux qui ont besoin d’un logement. Ils ne sont pas livrés à eux-mêmes, mais véritablement aidés dans toutes les démarches de la vie quotidienne [ndPN : voici là résumée toute la condescendance des autorités, comme si les gens étaient des mômes qu’il faudrait guider ! Rappelons qu’alors que le logement est un droit, cet « accompagnement » est assorti de tout un tas de contraintes infantilisantes et insupportables pour bon nombre de sans-logis]. L’Entraide sociale poitevine, par exemple, octroie 60 % de son budget à l’accompagnement des personnes suivies dans un parcours résidentiel. » L’adjoint au maire regrette que le DAL milite pour des logements autonomes [ndPN : enfin le mot est lâché ! ET bien oui le DAL 86 milite pour le droit au logement individuel et autonome !]. « Il pourrait finir par convaincre certaines personnes que nous accompagnons [ndPN : Comme si les sans-logis et mal-logés avaient besoin qu’on leur dise ce qu’ils doivent faire ! Le DAL 86 est en soutien à leurs revendications. En revanche on voit bien que la mairie ne souhaite pas que ces personnes l’ouvrent un peu trop fort, non il faut les « accompagner »…]. Cela nous met en difficulté [ ndPN : on avait bien compris que cela LES mettait en difficulté politique, et face à LEURS contradictions]» L’adjoint au maire a, par ailleurs, rencontré des voisins du squat, inquiets pour leur tranquillité [ndPN : quel argument pitoyable, et dont les motivations n’auront échappé à personne… le squat a au contraire reçu, depuis le début, un soutien chaleureux de la part des voisins, d’ailleurs une fête des voisins est organisée bientôt au squat !]

Nouvelle République, Jean-Jacques Boissonneau, 26 avril 2012

[Châtellerault] Centre d’enfouissement Sita : les riverains contre-attaquent

Centre d’enfouissement Sita : les riverains contre-attaquent

Après l’annonce d’un nouveau dossier pour la prolongation de l’exploitation du site de Saint-Sauveur, Aspect met la Sita en cause.

Le centre d’enfouissement des déchets ménagers de Saint-Sauveur devrait cesser de recevoir des ordures à la fin septembre. Après une trentaine d’années d’activité, un arrêté préfectoral, daté de deux ans, prolongeait en effet, l’exploitation du site jusqu’à cette date. Pas plus tard.

Nous l’avons écrit dans notre édition de samedi, cette nouvelle, confirmée aux élus directement concernés par Yves Dassonville, préfet de la Vienne, avait été annoncée aux riverains du centre d’enfouissement et aux adhérents de l’association de sauvegarde et de protection de l’environnement de Coussay-les-Bois et de sa région thermale (ASPECT). Une nouvelle qu’ils n’ont pas savourée longtemps. La société d’exploitation Sita-Suez vient en effet de déposer un dossier de prolongation d’exploitation du site, dossier que l’administration est tenue d’étudier, même si, en dernier ressort, la décision appartiendra à l’autorité préfectorale.

Un dossier pour informer le préfet

A cette étude, ASPECT compte bien ajouter un élément important. Concernant la façon dont la société Sita-Suez exploite ce site. Ainsi, mardi matin, une petite délégation de l’association, conduite par son président Vincent Butruille a fait le tour du site accompagnée par un huissier de justice pour constater « un certain nombre de manquements à la réglementation ». Un dossier sera ainsi constitué et adressé à la préfecture. « Au début, quand nous évoquions ces problèmes, on nous traitait de menteurs. Aujourd’hui, Sita-Suez admet que nous avons raison mais évoque à chaque fois des situations «  exceptionnelles « . Nous savons, nous, que ce n’est pas exact. Nous sommes conscients qu’il est nécessaire de prendre en compte le traitement de nos poubelles. Ce que nous voulons, c’est que cela se fasse dans le cadre de la réglementation, ce qui diminuerait nettement l’impact sur l’environnement. » Les problèmes d’odeur « moins nombreux mais plus désagréables qu’avant », la question de la gestion de l’eau et la sécurisation du site sont notamment des préoccupations pour Aspect. Les trous dans la clôture d’enceinte, les bâches soulevées par le vent et qui laissent chaque averse déverser des quantités d’eau sur des déchets qui devraient en être préservés, les bassins de rétention des eaux de ruissellement, trop pleins, et qui laissent les eaux récoltées partir dans la nature sans qu’aucune décantation n’ait le temps de se produire, des silos laissés à ciel ouvert alors qu’ils devraient être recouverts de terre au fur et à mesure, telles sont quelques-unes des observations qu’a pu faire la petite délégation. « Un élément de décision pour le préfet, explique Vincent Butruille. Il n’y a pas de raison que les informations lui arrivent à sens unique. »

Nouvelle République, Laurent Pinot, 26 avril 2012

Gérard Filoche – Le « vrai » travail ?

Le « vrai » travail ?

Le “vrai” travail ? celui des 650 accidents mortels, des 4500 mutilés du travail ? Celui des droits violés et des heures supp’ impayées ?

Le « vrai travail » ?  Celui des maladies professionnelles, amiante, TMS, surdité, cancers, qui augmentent, sont sous-déclarées, sous réparées.

Le “vrai” travail ? 150 000 accidents cardiaques et 100 000 accidents vasculaires par an dont entre 1/3 et 50 % liés au travail…

Le “vrai” travail ? Ce jeune ascensoriste de 26 ans écrasé par l’engin qu’il réparait, à cause de la compétition sauvage entre OTIS et KONE

Le “vrai” travail ? Et les milliers d’ouvriers désamianteurs qu’il laisse en ce moment mourir sans protection par refus d’un moratoire ?

Le “vrai” travail ? Celui des mini-jobs, des stages, des emplois saisonniers atypiques, des 3 X 8, des 4 X 8, des intérims et CDD répétés ?

Le « vrai » travail ? Celui des millions de travailleurs pauvres qui n’arrivent pas à vivre avec leurs salaires ?

Le « vrai » travail ? Celui du milliard d’heures supplémentaires non déclarées, non majorées, non payées attribuées à ceux qui ont un boulot au détriment de ceux qui n’en ont pas ?

Le « vrai » travail ? Celui des femmes qui gagnent 27 % de moins que les hommes ?

Le « vrai » travail ? Celui des jeunes à 25 % au chômage et à 80 % en CDD ?

Le « vrai » travail ? Celui des immigrés, forcés à bosser sans droits et sans papiers par des esclavagistes et marchands de sommeil franchouillards ?

Le « vrai » travail  ? Celui des seniors licenciés, 2 sur 3 a partir de 55 ans et qui ne peuvent cotiser que 35 annuités alors que 42 sont exigés dorénavant pour une retraite décente ?

Le « vrai travail » ? Celui des restaurateurs dont 1 sur 4 utilisent des clandestins, non déclarés dans le fond de leur cuisine ?

Le “vrai” travail ?  Celui des exploitants agricoles qui tuent des inspecteurs du travail pour pouvoir abuser d’immigrés clandestins ?

Le “vrai” travail ? Celui des beaufs de la CG-PME, des cadres casques oranges de chez Bouygues, des marchands de manœuvre appelés « viande » ?

Le “vrai” travail ? « La vie, la santé, l’amour sont précaires pourquoi le travail ne le serait-il pas? » (Parisot/Sarkozy)

Le “vrai” travail contre le droit du travail ?  Le pauvre exploité qui sue et se tait, la dinde qui vote pour Noël !

Le “vrai” travail « sans statut » ? « La liberté de penser s’arrête là où commence le Code du travail » selon Mme Parisot et… M Sarkozy

Le “vrai” travail sans syndicat ? Sans syndicat pas de Smic, pas de durée légale, pas de congés payés, pas de sécurité sociale, pas de droit

Le “vrai” travail ? Celui qui ne fait jamais grève, qu’on ne voit jamais manifester, qui n’est pas syndiqué, qui piétine son collègue ?

Le « vrai » travail ? Celui sans délégué du personnel, sans comité d’entreprise, sans CHSCT, sans institution représentative du personnel ?

Le “vrai” travail ? à France Télécoms, des dizaines de suicides, faute inexcusable du patron de combat qui licencie, stresse, vole, tue

Le “vrai” travail ? Parlons en ! Stress, risques psychosociaux, harcèlement, suicides, chantage à l’emploi, heures supp’ impayées ?

Le “vrai” travail ? Les travaux les plus durs sont les plus mal payés, bâtiment, restauration, nettoyage, transports, entretien, industries

Le “vrai” travail ? Qu’est ce qu’il y connaît ? Dans le bâtiment, 1,1 million bossent surexploités, maltraités, mal payés, accidentés, meurent sans retraite

Le « vrai » travail ? Celui des 900 000 foutus dehors par « rupture conventionnelle » de gré à gré sans motif et sans mesure sociale ?

Le « vrai » travail ? Celui des auto-entrepreneurs, un million en théorie, la moitié en réalité, qui se font exploiter comme faux salariés, à bas prix et sans protection sociale ?

Le “vrai” travail ? celui qui bosse dur pour survivre misérablement ou celui qui exploite dur les autres pour vivre dans des palais dorés ?

Le “vrai” travail ? celui des actionnaires, des rentiers, des riches, des banksters du Fouquet’s qui gagnent 600 SMIC par an en dormant ?

Le « vrai » travail, celui de Maurice Levy patron qui se ramasse 16 millions d’euros d’argent de stocks option de poche pillés sur les richesses produites par les salariés.

Le « vrai » travail ? celui de Molex, de Sea France, de Gandrange et Florange, de Continental, de Lejaby, de Pétroplus, des Fonderies du Poitou, de toutes celles et ceux qui ont du se battre pour le garder ?

Le “vrai” travail ? Qu’est ce qu’il y connaît ce cul doré de Sarkozy ? N’a jamais passé la serpillière dans une cantine ni poussé un chariot.

Gérard Filoche, inspecteur du travail