Archives mensuelles : novembre 2011

(Bourg-en-Bresse) Une famille non-scolarisante devant le tribunal

L’école n’est pas obligatoire en france, c’est l’instruction qui l’est. Les parents peuvent choisir l’instruction à la maison, c’est légal, et même continuer à percevoir les allocs. Dans ce cas, il faut se soumettre à des contrôles plus ou moins réguliers d’un inspecteur de l’éducation nationale. Ce n’est pas précisément le contrôle qu’ont refusé Sylvie et Régis pour leurs enfants, mais les modalités du contrôle, comme nous l’avons déjà raconté dans un article de février dernier. Aujourd’hui, illes sont convoqué-es devant le tribunal correctionnel.

Sylvie raconte :

Après avoir refusé des moda­li­tés de contrôle tota­le­ment irres­pec­tueu­ses ET de notre famille ET de nos droits, nous avons été signa­lés par l’ins­pec­teur d’aca­dé­mie de l’Ain, et sommes pour­sui­vis par le Procureur de la République de Bourg en Bresse, pour un délit que nous n’avons pas commis.
L’éducation natio­nale ne sait plus quoi faire pour nous faire plier, elle passe donc à l’inti­mi­da­tion en nous envoyant devant un juge.
Nous sommes accu­sés d’avoir « omis » de sco­la­ri­ser nos enfants après une mise en demeure de le faire de la part de l’ins­pec­teur d’aca­dé­mie. Non seu­le­ment nous n’aurions jamais « omis » de sco­la­ri­ser nos enfants, car nous aurions tout sim­ple­ment « refusé » haut et fort de le faire mais en plus, nous n’avons JAMAIS reçu de mise en demeure.

Plusieurs familles menacées :

L’étau se res­serre. Plusieurs famil­les se voient mena­cées, envoyées devant les juges, pour les mêmes rai­sons que nous : exiger res­pect et com­pé­tence de la part de celui qui vien­dra nous contrô­ler. Apparemment, c’est trop deman­der.
A court d’argu­ments, , ils ten­tent de nous faire passer pour une secte afin de nous faire plier.
Rendez-vous donc le 15 novem­bre 2011 devant le Tribunal Correctionnel de Bourg en Bresse, pour ceux qui sou­hai­te­raient nous sou­te­nir.

Nous avons fait une vidéo qu’on peut voir ici.

Et le reste des infor­ma­tions sur notre his­toire ici.

Sylvie

Vu sur Rebellyon, 28/09/2011

Les flics expulsent de nouveau à la Courneuve

Nouvelle évacuation d’un campement à La Courneuve

Faute de logement, plusieurs dizaines de personnes vivaient depuis sept mois dans des tentes installées au cœur de la cité des 4 000 après avoir été plusieurs fois expulsées.

Plusieurs dizaines de personnes installées depuis mi-avril dans des tentes sur une place de La Courneuve (Seine-Saint-Denis) ont été évacuées ce matin. Le tribunal administratif de Montreuil avait ordonné mercredi leur expulsion.

Faute de logement, environ 80 adultes et 20 enfants (selon les chiffres de l’association Droit au logement, Dal) vivaient depuis sept mois dans des tentes installées devant un centre de santé, place de la Fraternité, au cœur de la cité des 4 000. Lors de l’évacuation, une quarantaine d’entre eux seulement étaient présents, beaucoup étant partis travailler.

Les personnes en situation régulière vont être hébergées en hôtel, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis. Cela concerne 14 hommes, 21 femmes et 9 enfants, selon cette source. La situation de 11 autres personnes était en cours de vérification en milieu de journée. Un retour volontaire dans leur pays sera proposé aux personnes en situation irrégulière. Une personne a été placée en garde à vue pour des violences lors de l’évacuation, a précisé la préfecture.

Certains évacués, ceux qui doivent être hébergés, sont montés dans un bus après l’évacuation. D’autres n’y ont pas eu accès ou ont refusé, demandant une nouvelle fois un logement.

«Moi, je ne monte pas, je ne veux pas passer l’hiver à l’hôtel et l’été dehors. On a passé neuf mois à l’hôtel l’année dernière, puis on a été jetés dehors», a ainsi crié une jeune mère, Massandjé Kamara. «Je paie des impôts, je veux un logement, il y en a derrière le RER, pourquoi ils ne nous les donnent pas?», a-t-elle critiqué.

Ces personnes, pour beaucoup originaires de Côte-d’Ivoire, n’en sont pas à leur première expulsion. En juillet 2010, elles avaient été évacuées de la barre Balzac, où elles vivaient sans droit. Elles se sont ensuite installées au pied de cet immeuble, ce qui a provoqué leur deuxième expulsion au bout de quelques semaines.

Elles ont alors été hébergées en hôtel jusqu’en avril. Depuis, elles étaient installées sur la place de la Fraternité, demandant toujours des logements.

Source : AFP – 7 novembre 2011

Pour rappel (attention, images choquantes) :

http://www.youtube.com/watch?v=UFewVLSW0tU

Appel à deux rassemblements

Dans le cadre des attaques globales portées, contre les populations du monde entier par les institutions militaires, et contre la dignité des femmes, des homosexuelLEs et transgenres par le lobby catholique intégriste pro-IVG, le groupe Pavillon Noir appelle à DEUX rassemblements, qui auront lieu dans les jours à venir :

http://fa86.noblogs.org/?page_id=325

Vendredi 11 novembre, Poitiers, Place d’armes, 16h : rassemblement antimilitariste.

Samedi 19 novembre, Poitiers, parvis de Notre-Dame, 14h30 : contre-rassemblement contre les intégristes anti-IVG de « SOS tout-petits ».

Et parce qu’il ne s’agit pas que de lutter contre, mais aussi POUR tisser
ici et maintenant des liens solidaires et des alternatives concrètes au
désastre social en cours, nous vous rappelons aussi cet événement :

Mercredi 16 novembre, Poitiers, Biblio Café, Rue de la Cathédrale, 19h-20H30 : L’autogestion : échange d’expériences et de projets. Proposé par le groupe Pavillon Noir (Fédération Anarchiste 86). Entrée libre.

Groupe Pavillon Noir, Fédération Anarchiste 86

7 milliards d’êtres humains, mais avec quel système social ?

En ce lundi 7 novembre 2011, quoi de neuf en ce monde ??? Selon les statisticiens de l’ONU, la belle planète Terre compterait désormais sept milliards de résidents. À quelques dizaines de millions près, car les chiffres ne sont pas aussi précis que les amateurs d’anniversaires et de nouvelles sensationnelles veulent le dire.

Contrairement aux précédents seuils connus, ce nouveau record n’a pas été accueilli par les cris d’horreur de soi-disant savants prophétisant les plus grandes catastrophes pour cause de « surpopulation ». En effet la croissance démographique ralentit et les extrapolations calculées actuellement par les démographes laissent prévoir une augmentation lente, voire à terme une stabilisation du nombre total d’êtres humains.

 

En fait, personne ne s’est jamais inquiété d’un trop grand nombre d’hommes en général, mais toujours d’un trop grand nombre de pauvres. Des philosophes grecs du temps de l’Athènes esclavagiste, il y a 2 500 ans, craignaient que les hommes libres et propriétaires soient incapables de contrôler et d’asservir un trop grand nombre de pauvres. À l’époque de la révolution industrielle anglaise, vers 1800, l’économiste Malthus, inquiet de voir les ouvriers pulluler sous ses fenêtres, voulait limiter leur fécondité et leur nombre, au besoin en les affamant. Il y a quarante ans, des démographes occidentaux, craignant l’arrivée des hordes d’affamés du Tiers Monde venant dévorer leur bol de céréales jusque dans leur cuisine intégrée, prédisaient l’explosion de la « bombe démographique » au tournant du 21e siècle. Encore aujourd’hui, des commentateurs affirment que les pays pauvres doivent d’abord leur misère à leur trop forte population. Mieux encore, les théoriciens de la « décroissance » prétendent que c’est le trop grand nombre d’êtres humains qui détruirait la planète.

Cette litanie de prétendues théories démographiques a un point commun : la peur des pauvres, réflexe ancestral et vital de tous les possédants.

 

Car la question n’est pas, et n’a jamais été, dans le nombre d’êtres humains. Elle réside dans la façon dont la société est organisée. Les démographes sérieux, les agronomes de l’ONU et jusqu’à son secrétaire général, l’ont dit à l’occasion de la naissance de notre sept milliardième contemporain : organisée rationnellement, la Terre peut nourrir, vêtir, éduquer, soigner bien plus de sept milliards d’êtres humains.

Mais, et évidemment l’ONU ne le dit pas, il faudra pour cela se débarrasser de l’oppression, c’est-à-dire de l’organisation capitaliste de la société, de la loi du profit qui entrave aujourd’hui tout le développement humain, qui commence même à le ramener en arrière. Alors que nous pouvons créer un monde, libertaire ou les notions de  liberté, de solidarité, de proximité, de respect, de consensus, d’égalité, d’entraide et de culture seront la priorité des gens  et c’est cet avenir-là qu’il faut souhaiter et préparer, pour le sept milliardième humain et tous les suivants.

Voila encore un jour en ce beau monde….allez allez circulez il y a rien à voir !!!!!

 

Billet d’humeur du groupe de Bethune de la fédération Anarchiste, 7 novembre 2011

[Poitiers] squat toujours : rassemblement de soutien aux 5 okupantEs

Concernant le squat contre Vinci évacué hier qui a conduit à 47 gardes à vue (41 selon la police), toutes les personnes sont sorties de garde à vue. Les comparutions auront lieu au tribunal le 8 décembre. Pour avoir « participé sciemment à un attroupement, même formé de façon temporaire en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériel, de violences volontaires contre les personnes ou de destructions ou de dégradations de biens avec cette circonstance que les faits ont été commis en réunion ». Et certains pour avoir aussi « fourni des renseignements d’identité imaginaires qui ont provoqué ou qui auraient pu provoquer des mentions erronées au casier judiciaire en l’espèce en fournissant l’identité de XX né-e le XX à XX »
Il semblerait que la violence contre les personnes n’aie pas été retenue vu que la police a estimé qu’il y avait eu « résistance passive ». Pour ce qui est de la « destruction ou dégradations de biens » la porte et les carottages du chantiers de la passerelle ont été explosés par la police.
La porte ayant été défoncée consciencieusement planche par planche.
Rappelons que la mairie porte plainte pour « dégradation » d’une maison qui va être bientôt détruite. Cherchez l’erreur !

Concernant la « violence contre les personnes » c’est plutôt du côté de la police qu’il faut la chercher avec l’utilisation d’un « pistolet électrique » sur l’un des occupants.

Nous avons fait un beau rassemblement à partir de 16h où il y avait cinquante à soixante personnes en continu pour demander la libération immédiate des 5 personnes encore en garde à vue. La dizaine de policiers étaient un peu pénibles, filmant avec insistance. La température est montée de quelques degré quand le commissaire Papineau est venu faire son tour et a commencé ses provocations (…). Il a arraché une banderole et a tenté d’en arracher une autre mais sans réussir. (…) Les policiers nous ont suivi avec insistance quand nous nous sommes dispersés.

(antirep)

Expulsions : cinq squatters convoqués devant le tribunal

Poitiers. Les quarante et une personnes en garde à vue, samedi, après avoir squatté une maison ont été libérées. Cinq sont convoquées devant la justice.
Les barricades qui ont servi à obstruer la porte d'entrée. (Photo Didier Monteil)

Les barricades qui ont servi à obstruer la porte d’entrée.
(Photo Didier Monteil)

La maison bourgeoise qui sera détruite pour le projet du viaduc des Rocs, objet de la tentative de squat de samedi matin. (Photo Sylvaine Hausseguy)

La maison bourgeoise qui sera détruite pour le projet du viaduc des Rocs, objet de la tentative de squat de samedi matin.
(Photo Sylvaine Hausseguy)

Alertés par des riverains qui ont vu des jeunes escalader l’enceinte de la maison bourgeoise, sise 144, avenue de Nantes à Poitiers, les policiers aidés de leurs collègues châtelleraudais et de gendarmes ont délogé quarante et une personnes. Menottés, les squatters ont été placés en garde à vue. La Ville, propriétaire de la maison, a porté plainte.

Les faits se sont déroulés samedi vers 11 heures. Le groupe vient tout juste de s’enfermer lorsque les forces de l’ordre arrivent en renfort (18 fonctionnaires et 5 militaires) avec du matériel pour enlever les planches qui obstruent la porte d’entrée. « Nous sommes entrés avec une forte opposition en fracturant les barricades », raconte Jean-François Papineau, directeur départemental de la sécurité publique. Un fonctionnaire a utilisé un « taser » pour neutraliser un occupant ? qui a été ensuite vu par sécurité par un médecin ?. Il n’y a aucun blessé dans l’interpellation.

« La police et la mairie nous dégagent, Vinci aménage »

La palpation individuelle permet aux policiers de récupérer couteaux, chignole, perceuse. La garde à vue est levée dès samedi soir pour quinze personnes qui sont identifiées. Et dimanche, en fin de matinée, pour vingt et une autres. 

Cinq squatters, deux femmes dont une habite à Montpellier et trois hommes originaires de Poitiers, sont déférés, hier après-midi au parquet. Durant leur présentation devant le magistrat, le comité antirépression et le « collectif autonome »(NDLR: c’est comme cela qu’il se nomme) se sont rassemblés (une cinquantaine de personnes) devant le palais de justice en criant: « Solidarité avec les inculpés et liberté pour tous les prisonniers ». 

Deux banderoles accompagnent cette manifestation sur lesquelles sont inscrits: « La police et la mairie nous dégagent, Vinci aménage »; « Flics hors de nos villes ». Le dernier calicot fait réagir vivement le directeur départemental de la sécurité publique qui va le chercher au sein du groupe dans une bousculade.

Durant près de deux heures, le face-à-face ne dérape pas entre la petite dizaine de policiers et les manifestants. Des manifestants dont certains, selon la police, sont connus pour avoir participé aux événements de Poitiers, le 10 octobre 2009. 

Le procureur a demandé dans ses réquisitions une convocation des cinq personnes, le 8 décembre prochain, devant le tribunal correctionnel pour dégradation en réunion, participation à un groupement en vue de commettre des atteintes aux biens, et leur placement sous contrôle judiciaire. Le juge des libertés et de la détention a suivi le parquet.

Centre-Presse, 7 novembre 2011

 

NB : ajouté à la suite de l’article dix minutes plus tard :

 » Pour discuter sur l’urbanisation  »
Les squatters, du 144, avenue de Nantes à Poitiers, refusent de communiquer avec la presse pour des raisons politiques disent-ils. Ils refusent l’exposition médiatique à titre individuel mais certains brisent cette règle. L’un d’eux a cependant souhaité, sous le couvert de l’anonymat, expliquer les raisons de cette action dans la maison bourgeoise poitevine. « La tentative de prendre la maison pour le week-end avait pour objectif de discuter sur l’urbanisation de l’opération Coeur d’agglomération et la restructuration des centres-villes qui sont métastasés », nous a-t-il confiés. « Il y a, selon ce jeune homme, un lien entre l’aménagement du territoire et les restructurations dans les grands centres. Nous nous opposons à Vinci et à son monde qu’il construit. » 

 » Une personne a reçu une décharge de taser  »
Un des squatters, qui a été menotté et placé en garde à vue puis remis en liberté, raconte sa version des faits. « Les policiers n’ont pas voulu discuter. Nous leur avons dit alors que nous allions sortir en groupe et nous disperser. Ils n’ont rien voulu savoir. Ils ont fait sauter les barricades. Dans l’opération une personne a reçu une décharge de  » taser  » alors qu’elle n’était pas menaçante ni dangereuse. Elle est tombée. » Selon lui toujours : « En garde à vue, ils ont obligé les gens à donner leurs empreintes, en prenant leurs mains. Et à quitter le commissariat, même si on ne voulait pas par solidarité. Ce qui était mon cas. »